Vendredi 2 juin 2017

Les marionnettes du jour s’agitent beaucoup là-dedans, la joie sobre a du mal à imposer son rythme, calme et ample.

Ça se prend à partie, ça discute, ça s’engueule.

Ça se cogne, ça se coupe la parole, ça « philosophe », dispute sans fin, il y a des objets réputés de valeur dans la boutique alors comprenez que ça ne rigole plus, ça se trucide autour desdites valeurs. Continuer la lecture de « Vendredi 2 juin 2017 »

Vendredi 26 mai 2017

Parler pousser dire mettre à côté pousser à côté pousser repousser l’instant aube, déjà éclatante l’aube, et l’instant enveloppé dans un passage de mouettes qui viennent taire la crécelle des pies, tapis gazouillis ciel sonore et rumeur urbaine, d’emblée cinéma, la vue est accompagnée, la vue, l’apercevuë est doublée du son qui monte aussi, et bientôt vue insupportable et son d’enfer, par accumulation :

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Mercredi 24 mai 2017

Il n’y a pas

Vol fugace, poussée de lierre, éclosion de silence, on va partir de là, de cette maison, des amis se battent pour la vie de leur fils

Nous, notre fils ni ne dépérit ni ne vit

Il y a. Une horloge arrêtée, un chat qui s’installe près de moi exactement comme je m’installe dans le salon c’est-à-dire et près du fils et près d’elle qui va se lever tout à l’heure – son nom, son existence le nom du lien entre nous

Il n’y a pas forcément les mots fluides, le fleuve précis de notre existence historique

Il y a la Seine, industrielle, qu’on est allé voir, déchetterie en face rive gauche et grande maison de 260m2 qui aurait été idéale pour notre vie tango et toute. Continuer la lecture de « Mercredi 24 mai 2017 »

Lundi 22 mai 2017

J’ai rêvé qu’ « enfin » tu me disais que tu n’aimais pas ce que j’écrivais, enfin, que tu aimais certains trucs mais globalement non, globalement trop, trop présent, trop en travers de ce que j’écris, prenant infiniment trop de place dans ce que j’écris, etc. Enfin, j’ai rêvé de ça et j’extrapole, par disparition de rêve. Continuer la lecture de « Lundi 22 mai 2017 »

Samedi 20 mai 2017

Sur la performance de ce soir, au Musée des Antiquités, avec les Agamemnonz. Brouillon.

J’avais d’abord pensé à Gherasim Luca pour habiter la salle des rites funéraires et vanités contemporaines, envelopper le culte des Reliques et les nouvelles formes iconiques, j’avais Gherasim Luca, « La mort, la mort folle, la morphologie… » Héros Limite, le poète venu d’une autre langue et rencontrant, inventant notre langue en la remontant à ses sources. Et puis, pour la force propre du titre d’abord, parce que c’est un poète que je connais mal, est venu Ezra Pound, Je Rassemble les membres d’Osiris. Continuer la lecture de « Samedi 20 mai 2017 »

Mercredi 17 mai 2017

Vite, clair, définitif – le définitif n’est pas une conviction, ni une décision à proprement parler, c’est juste accompagner la finitude, dire oui à la finitude, toujours difficile, déclaré impossible même, et tant que la mort est déclarée impossible, c’est la vie qui en fait les frais et devient impossible. Donc vite, clair, définitif.

La nuit, l’aube entée sur la respiration, le souvenir d’un diaphragme, diaphragme, muscle du sanglot et du rire, muscle de l’amour aussi.

L’autobiographie Continuer la lecture de « Mercredi 17 mai 2017 »

Lundi 8 mai 2017

Nous étions huit, le neuvième était seul à côté. C’est notre fils, misanthrope.

Des amis, une bonne humeur.

A quoi tient le bon usage de ce mot, amis ?

Un on s’aime tout simplement, monstres tenus à distance par l’ironie et la joie lacées l’une à l’autre.

– nous avons besoin d’humour et d’ironie.

Bref c’était la soirée électorale et nous Continuer la lecture de « Lundi 8 mai 2017 »

Jeudi 4 mai 2017

D’hier, la voix de Jacques Rancière, d’hier, à peine intercepté sa voix à la radio au moment de l’allumer comme je le fais lorsque je prends la voiture même pour une petite course, à peine entendue la voix de Marine Le Pen que coupé le son, éteint la radio, vite, vite, alors le débat, le débat du soir, pour rien au monde, ni le son, ni l’image, pour rien au monde, pour rien.

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Lundi 1er et mardi 2 mai 2017

Image de Detlef Engel

Week-end des hirondelles, Cuatro Tango. Extension tango. Le monde, notre petit grand monde « France » traversé d’une gaité sans pareil.

Quand on vous parle de tango ce n’est pas le premier mot qui vient dans les phrases toutes faites, préécrites sur le sujet. Là, c’est le seul mot qui s’impose. C’est simple, c’est intense, c’est une gaité qui soulève, Continuer la lecture de « Lundi 1er et mardi 2 mai 2017 »