Fiche de jeu « La rapide » PROSPECTIVES   Esquisse de portrait avec œuvre (quinze minutes environ)

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Choisissez un-e ami-e, une connaissance, un-e inconnu-e, qui devra participer à l’expérience en toute connaissance de cause. Vous lui proposez d’écrire l’esquisse de son portrait, avec sa contribution active (le déroulé proposé ci-après correspond, au fond, à un « temps de pose »). Faites-lui choisir l’œuvre qu’il-elle souhaite considérer. Noter le titre de l’œuvre sur la feuille*.

Vous vous proposerez d’écrire sous sa dictée les mots, groupes de mots, bribes de phrases, phrases (sans l’influencer d’aucune manière mais en la relançant à l’aide de la présente fiche.)

Maintenant, placez-vous ensemble devant l’œuvre (pensez aux variations possibles d’angles et de distances). C’est parti. Passez un bon moment.

  1. En trois minutes vous demandez à votre modèle tous les mots correspondant à ce qu’il-elle voit de l’œuvre et tout ce qui lui passe par la tête (exit les jugements, les j’aime j’aime pas…). Vous notez au fur et à mesure la pluie de mots sur la page-paysage. La formule magique, que vous pouvez lui répéter, pour l’aider: ce que vous voyez, et, ce qui vous passe par la tête en regardant. 

 

  1. En deux minutes, demandez à votre modèle de survoler les textes de présentation de l’exposition et d’en extraire cinq mots qui lui parlent de cinq façons différentes.

 

  1. En deux minutes, demandez-lui de vous raconter-dicter, sans réfléchir, un souvenir ou un rêve.

 

  1. En une minute, demandez-lui de vous raconter ce qu’il-elle vient de faire avant et ce qu’il-elle va faire juste après l’expo. Décrivez comment la personne est habillée, et noter un détail de son physique.

 

  1. En sept minutes, sur une nouvelle feuille vierge, vous replacez «en paysage» tous les mots que vous venez de poser (s’il y a des phrases, par exemple pour les étapes 3 et 4, replacez les mots sans tenir compte des phrases –les déterminants, prépositions etc. peuvent sauter). L’œuvre regardée par votre modèle, ou votre modèle regardant l’œuvre, vous dictent l’emplacement de ces mots – mots dont vous pouvez varier la grandeur dans la page. Possible mais pas obligé-e d’en rajouter (des mots). Petit conseil : évitez les enchaînements évidents, logiques.

Lorsque vous avez terminé, venez agrafer vos feuillets à l’accueil et glissez les dans l’urne posée à cet effet. Vos participations seront lues, scannées et archivées, elles pourront être sélectionnées et publiées sur le blog dédié de Normandi®e.

* N’utilisez que le recto des feuilles mises à votre disposition et apposez à chaque fois votre pseudo.

 

 

 

Fiche de jeu « La rapide » PROSPECTIVES Esquisse d’autoportrait avec œuvre (quinze minutes environ)

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Choisissez une œuvre qui vous intéresse, ou vous intrigue. Reportez son titre sur la feuille*.

Placez-vous devant (pensez aux variations possibles d’angles et de distances). C’est parti. Passez un bon moment.

 

  1. En trois minutes nommer et associer. En regardant l’œuvre: pluie de mots sur la page paysage. Ce que vous voyez, ce qui vous passe par la tête (exit les jugements, les j’aime j’aime pas…)

 

  1. En deux minutes, recopier cinq mots qui vous parlent, de cinq façons différentes, dans le-les texte(s) de présentation de l’expo.

 

  1. En deux minutes, sans réfléchir, un souvenir ou un rêve.

 

  1. En une minute, raconter ce que vous venez de faire avant et ce que vous allez faire juste après l’expo, et comment vous êtes habillé-e, et un détail de votre physique.

 

  1. En sept minutes, sur une nouvelle feuille vierge, vous replacez «en paysage» tous les mots que vous venez de poser (s’il y a des phrases, par exemple pour les étapes 3 et 4, replacez les mots sans tenir compte des phrases –les déterminants, prépositions etc. peuvent sauter). L’œuvre regardée vous dicte l’emplacement de ces mots – mots dont vous pouvez varier la grandeur dans la page. Possible mais pas obligé-e d’en rajouter (des mots). Petit conseil : évitez les enchaînements évidents, logiques.

 

Lorsque vous avez terminé, venez agrafer vos feuillets à l’accueil et glissez les dans l’urne posée à cet effet. Vos participations seront lues, scannées et archivées, elles pourront être sélectionnées et publiées sur le blog dédié de Normandi®e.

 

* N’utilisez que le recto des feuilles mises à votre disposition et apposez chaque fois votre pseudo.

Fiche de jeu « La générale » PROSPECTIVES Portraits croisés avec œuvre (une à deux heures)

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Ami-e-s, connaissances, inconnu-e-s, vous vous êtes choisi-e-s pour écrire un portrait l’un-e de l’autre. Munissez-vous chacun-e de la présente proposition. Après une visite de l’expo, mettez-vous d’accord, sans parler, sur le choix d’une œuvre commune. Noter le titre de l’œuvre sur vos feuilles*.

Sans communiquer entre vous, placez-vous chacun-e devant l’œuvre et faites la première étape chacun-e de votre côté.

  1. Nommer.

Notez en « paysage » (placement aléatoire des mots sur la feuille) mots ou groupes de mots (pas de phrases) correspondant à ce que vous voyez de l’image. Des éléments les plus simples, les plus évidents aux éléments plus complexes. Mots et groupes de mots correspondant à ce que vous sentez, ressentez (en évitant toujours de faire des phrases). C’est l’image, l’œuvre, qui vous donne tous ces mots (privilégiez ce que vous voyez à ce que vous sentez).

  1. Associer.

Regarder à nouveau l’image, aidez-vous des mots déjà inscrits, et demandez-vous à quoi tel aspect, tel détail, tel effet vous fait penser, cela de la façon la plus spontanée. Imagination, fantaisie, mais aussi souvenirs personnels, mais aussi, éventuellement (et pas trop), références. Démarreurs : ça me fait penser à, on dirait, c’est comme… Pas de hiérarchie entre associations banales et associations plus singulières.

Vous pouvez partager cette séquence et vous interroger mutuellement et ne pas oublier de noter ce que vous dites au fur et à mesure, toujours par mots, bribes de phrases (auquel cas vous devrez échanger vos feuilles).

  1. Intégrer personne et œuvre.

Echangez vos feuilles, ou si déjà fait, conservez les feuilles de votre modèle.

Alternativement : demandez à votre « modèle » de choisir son emplacement vis-à-vis de l’œuvre, faites deux ou trois « photos » (en mots) en changeant de point de vue et de cadrage. Décrivez chaque fois simplement, en privilégiant « ce qui vous saute aux yeux » et « ce que vous remarquez » en deuxième regard : physique, vêtements, fond, premiers plans, connexions ou déconnexions entre personne et œuvre… (Toujours par mots, groupes de mots, bribes de phrases.)

  1. Oublier l’image, regarder les mots.

Gardez les feuilles de votre modèle et procéder alternativement.

Reprenez les mots des première et deuxième étapes, demandez à votre modèle d’en choisir 5, les plus différents possible les uns des autres, qui le-la concernent, l’interpellent. Placez-les sur une nouvelle feuille. Autour de chacun de ces cinq mots, demandez-lui à quoi ça lui-la fait penser. Associations, fantaisies, souvenirs, confidences…… (Toujours par mots, groupes de mots, bribes de phrases. Prenez ce que la personne vous donne, n’en demandez pas plus, ne cherchez pas à « savoir » quoi que ce soit.)

  1. Improviser…

chacun-e de votre côté, à partir des feuilles de votre modèle, en utilisant, si possible au moins une fois, tous les mots et fragments de phrases des étapes 1, 2, 3 et 4. Un ou plusieurs textes créatif-s : pas de commentaire, pas d’analyse critique, ni même d’intention de « portrait ». Récit(s), texte(s) sans queue ni tête, chanson ou poème sans rime, saynète(s), méditation(s)… L’œuvre (et son artiste) font partie du texte, mais vous n’êtes plus devant une image, ni devant « une personne », mais dans un monde créé par les mots de l’image et par les siens, que vous avez à disposition. Et c’est par la connexion à l’œuvre, à l’autre, et par la connexion à vous-même que les mots vous entraînent dans cet autre monde. Vous n’êtes redevable d’aucune fidélité, ni à l’œuvre, ni à la personne, ni à vous.

  1. (facultatif) Sélectionner, composer, danser.

Sélectionner ce qui vous intéresse le plus dans ce que vous avez écrit, ce qui vous surprend. Déplacez au besoin l’ordre de vos phrases. Privilégiez les effets de connexions entre l’œuvre, la personne et vous ; « composez », « faites danser » votre (vos) texte(s) avec l’œuvre, avec la personne et avec vous-même.

  1. 7. Lisez…

tour à tour, devant l’œuvre. Ne vous jugez pas. N’oubliez pas de vous remercier mutuellement.

 

Lorsque vous avez terminé, venez agrafer ensemble tous vos feuillets à l’accueil et glissez les dans l’urne posée à cet effet. Vos participations seront lues, scannées et archivées, elles pourront être sélectionnées et publiées sur le blog dédié de Normandi®e.

* N’utilisez que le recto des feuilles mises à votre disposition et apposez à chaque fois votre pseudo.

 

 

Fiche de jeu « La générale » PROSPECTIVES Portrait avec œuvre (une à deux heures)

TELECHARGER  la Fiche de jeu La Générale PRO portrait avec œuvre

Choisissez un-e ami-e, une connaissance, un-e inconnu-e, qui devra participer à l’expérience en toute connaissance de cause. Vous lui proposez d’écrire son portrait, avec sa contribution active (le déroulé proposé ci-après correspond, au fond, à un « temps de pose »). Faites-lui choisir l’œuvre qu’il-elle souhaite considérer. Noter le titre de l’œuvre sur une première feuille*.

Vous vous proposerez d’écrire sous sa dictée les mots, groupes de mots, bribes de phrases des étapes 1 à 4. (Sans l’influencer d’aucune manière mais en la relançant à l’aide de la présente fiche.)

Maintenant, placez-vous ensemble devant l’œuvre (pensez aux variations possibles d’angles et de distances). C’est parti. Passez un bon moment.

  1. Nommer.

Notez en « paysage » (placement aléatoire des mots sur la feuille) les mots et groupes de mots (pas de phrases) que vous dicte votre modèle, selon ce qu’il-elle voit de l’image. Des éléments les plus simples, les plus évidents aux éléments plus complexes. Mots et groupes de mots correspondant à ce qu’il-elle sent, ressent. Rappelez-lui que c’est l’image, l’œuvre, qui lui donne tous ces mots et proposez-lui de privilégier, lors de cette première étape, ce qu’il-elle voit par rapport à ce qu’il-elle sent).

  1. Associer.

Proposez-lui de regarder à nouveau l’image, aidez-vous des mots déjà inscrits, et demandez-lui à quoi tel aspect, tel détail, tel effet lui fait penser, spontanément. Imagination, fantaisie, mais aussi souvenirs personnels, mais aussi, éventuellement (et pas trop), références. Aidez votre modèle : ça te/vous fait penser à ? on dirait quoi ? c’est comme quoi ? Pas de hiérarchie entre associations banales et associations plus singulières. Relancez avec bienveillance, sans jamais forcer ni influencer, sans commenter ni jamais parler de vous. N’oubliez pas de noter toujours, par mots, bribes de phrases.

  1. Intégrer personne et oeuvre.

Demandez à votre « modèle » de choisir son emplacement vis-à-vis de l’œuvre, choisissez le vôtre, faites votre photo en mots. Cadrer la personne, son rapport spatial à l’œuvre, décrivez-la simplement : physique, vêtements, fond, premiers plans… (Toujours par mots, groupes de mots, bribes de phrases.)

  1. Oublier l’image, regarder les mots.

Proposez à votre modèle de choisir 5 mots parmi ceux de la première et deuxième étape, les plus différents possibles les uns des autres, qui le-la concernent, l’interpellent. Placez-les sur une nouvelle feuille. Autour de chacun de ces cinq mots, notez ce à quoi ça lui fait penser. Associations, fantaisies, souvenirs, confidences… (Toujours par mots, groupes de mots, bribes de phrases)

  1. Improviser…

en utilisant, si possible au moins une fois, tous les mots et fragments de phrases des étapes 1, 2, 3 et 4. Un ou plusieurs textes créatif-s : pas de commentaire, pas d’analyse critique, ni même d’intention de « portrait ». Récit(s), texte(s) sans queue ni tête, chanson ou poème sans rime, saynète(s), méditation(s)… L’œuvre (et son artiste) ainsi que votre modèle font partie du texte, mais vous n’êtes plus devant une image, ni devant une personne mais dans un monde créé par les mots de l’image et par les mots de l’autre (votre modèle) que vous avez à disposition. Et c’est par la connexion à l’œuvre, la connexion à vous-même et à votre modèle que les mots vous entraînent dans cet autre monde. Vous n’êtes redevable d’aucune fidélité, ni à l’œuvre, ni à vous. Vous inventez avec les mots que vous avez et avec l’énergie de l’œuvre et de la personne qui continue de la regarder, pour vous (ce temps est important, remerciez-la de sa patience).

  1. (facultatif) Sélectionner, «composer», « danser »

Sélectionner ce qui vous intéresse le plus dans ce que vous avez écrit, ce qui vous surprend. Déplacez au besoin l’ordre de vos phrases. Privilégiez les effets de connexions entre l’œuvre, votre modèle et vous ; « composez », « faites danser » votre (vos) texte(s) avec l’œuvre, votre modèle et avec vous-même.

  1. Lisez…

à la personne (à moins qu’elle n’y tienne pas) le (ou les) texte(s) que vous avez écrit(s), lisez devant l’œuvre.

 

Lorsque vous avez terminé, venez agrafer vos feuillets à l’accueil et glissez les dans l’urne posée à cet effet. Vos participations seront lues, scannées et archivées, elles pourront être sélectionnées et publiées sur le blog dédié de Normandi®e.

* N’utilisez que le recto des feuilles mises à votre disposition et apposez à chaque fois votre pseudo.

 

 

 

Fiche de jeu « La rapide » L’AUTRE VISAGE Portraits croisés avec œuvre (environ quinze minutes)

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Ami-e-s, connaissances, inconnu-e-s, vous vous êtes choisi-e-s pour écrire une esquisse de portrait l’un-e de l’autre. Munissez-vous chacun-e de la présente proposition. Après une visite de l’expo, mettez-vous d’accord, sans parler, sur le choix d’une œuvre commune. Noter le titre de l’œuvre sur vos feuilles*.

Sans communiquer entre vous, placez-vous chacun-e devant l’œuvre et faites les quatre premières étapes chacun-e de votre côté. Echangez vos feuilles pour la cinquième étape. Attention, écrivez lisiblement de manière à pouvoir être relu-e.

 

  1. En trois minutes nommer et associer. En regardant l’œuvre: pluie de mots sur la page paysage. Ce que vous voyez, ce qui vous passe par la tête (exit les jugements, les j’aime j’aime pas…)

 

  1. En deux minutes, recopier cinq mots qui vous parlent, de cinq façons différentes, dans le-les texte(s) de présentation de l’expo.

 

  1. En deux minutes, sans réfléchir, un souvenir ou un rêve.

 

  1. En une minute, raconter ce que vous venez de faire avant et ce que vous allez faire juste après l’expo, et comment vous êtes habillé-e, et un détail de votre physique.

 

ECHANGEZ VOS FEUILLES et faites la cinquième proposition à partir des mots de votre modèle !

 

  1. En sept minutes, sur une nouvelle feuille vierge, vous replacez «en paysage» tous les mots que vous venez de poser (s’il y a des phrases, par exemple pour les étapes 3 et 4, replacez les mots sans tenir compte des phrases –les déterminants, prépositions etc. peuvent sauter). L’œuvre regardée par votre modèle, ou votre modèle regardant l’œuvre, vous dictent l’emplacement de ces mots – mots dont vous pouvez varier la grandeur dans la page. Possible mais pas obligé-e d’en rajouter (des mots). Petit conseil : évitez les enchaînements évidents, logiques.

 

Lorsque vous avez terminé, venez agrafer vos deux liasses de feuillets à l’accueil et glissez-les dans l’urne posée à cet effet. Vos participations seront lues, scannées et archivées, elles pourront être sélectionnées et publiées sur le blog dédié de Normandi®e.

* N’utilisez que le recto des feuilles mises à votre disposition et apposez à chaque fois votre pseudo.

 

 

 

Fiche de jeu « La rapide » L’AUTRE VISAGE Esquisse de portrait avec œuvre (quinze minutes environ)

TELECHARGER la Fiche de jeu La rapide VIS portrait avec œuvre

Choisissez un-e ami-e, une connaissance, un-e inconnu-e, qui devra participer à l’expérience en toute connaissance de cause. Vous lui proposez d’écrire l’esquisse de son portrait, avec sa contribution active (le déroulé proposé ci-après correspond, au fond, à un « temps de pose »). Faites-lui choisir l’œuvre qu’il-elle souhaite considérer. Noter le titre de l’œuvre sur la feuille*.

Vous vous proposerez d’écrire sous sa dictée les mots, groupes de mots, bribes de phrases, phrases (sans l’influencer d’aucune manière mais en la relançant à l’aide de la présente fiche.)

Maintenant, placez-vous ensemble devant l’œuvre (pensez aux variations possibles d’angles et de distances). C’est parti. Passez un bon moment.

 

  1. En trois minutes vous demandez à votre modèle tous les mots correspondant à ce qu’il-elle voit de l’œuvre et tout ce qui lui passe par la tête (exit les jugements, les j’aime j’aime pas…). Vous notez au fur et à mesure la pluie de mots sur la page-paysage. La formule magique, que vous pouvez lui répéter, pour l’aider: ce que vous voyez, et, ce qui vous passe par la tête en regardant.

 

  1. En deux minutes, demandez à votre modèle de survoler les textes de présentation de l’exposition et d’en extraire cinq mots qui lui parlent de cinq façons différentes.

 

  1. En deux minutes, demandez-lui de vous raconter-dicter, sans réfléchir, un souvenir ou un rêve.

 

  1. En une minute, demandez-lui de vous raconter ce qu’il-elle vient de faire avant et ce qu’il-elle va faire juste après l’expo. Décrivez comment la personne est habillée, et noter un détail de son physique.

 

  1. En sept minutes, sur une nouvelle feuille vierge, vous replacez «en paysage» tous les mots que vous venez de poser (s’il y a des phrases, par exemple pour les étapes 3 et 4, replacez les mots sans tenir compte des phrases –les déterminants, prépositions etc. peuvent sauter). L’œuvre regardée par votre modèle, ou votre modèle regardant l’œuvre, vous dictent l’emplacement de ces mots – mots dont vous pouvez varier la grandeur dans la page. Possible mais pas obligé-e d’en rajouter (des mots). Petit conseil : évitez les enchaînements évidents, logiques.

Lorsque vous avez terminé, venez agrafer vos feuillets à l’accueil et glissez les dans l’urne posée à cet effet. Vos participations seront lues, scannées et archivées, elles pourront être sélectionnées et publiées sur le blog dédié de Normandi®e.

* N’utilisez que le recto des feuilles mises à votre disposition et apposez à chaque fois votre pseudo.

 

Fiche de jeu « La rapide » L’AUTRE VISAGE Esquisse d’autoportrait avec œuvre (quinze minutes environ)

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Choisissez une œuvre qui vous intéresse, ou vous intrigue. Reportez son titre sur la feuille*.

Placez-vous devant (pensez aux variations possibles d’angles et de distances). C’est parti. Passez un bon moment.

 

  1. En trois minutes nommer et associer. En regardant l’œuvre: pluie de mots sur la page paysage. Ce que vous voyez, ce qui vous passe par la tête (exit les jugements, les j’aime j’aime pas…)

 

  1. En deux minutes, recopier cinq mots qui vous parlent, de cinq façons différentes, dans le-les texte(s) de présentation de l’expo.

 

  1. En deux minutes, sans réfléchir, un souvenir ou un rêve.

 

  1. En une minute, raconter ce que vous venez de faire avant et ce que vous allez faire juste après l’expo, et comment vous êtes habillé-e, et un détail de votre physique.

 

  1. En sept minutes, sur une nouvelle feuille vierge, vous replacez «en paysage» tous les mots que vous venez de poser (s’il y a des phrases, par exemple pour les étapes 3 et 4, replacez les mots sans tenir compte des phrases –les déterminants, prépositions etc. peuvent sauter). L’œuvre regardée vous dicte l’emplacement de ces mots – mots dont vous pouvez varier la grandeur dans la page. Possible mais pas obligé-e d’en rajouter (des mots). Petit conseil : évitez les enchaînements évidents, logiques.

Lorsque vous avez terminé, venez agrafer vos feuillets à l’accueil et glissez les dans l’urne posée à cet effet. Vos participations seront lues, scannées et archivées, elles pourront être sélectionnées et publiées sur le blog dédié de Normandi®e.

* N’utilisez que le recto des feuilles mises à votre disposition et apposez chaque fois votre pseudo.

 

Fiche de jeu « La générale » L’AUTRE VISAGE Portraits croisés avec œuvre (une à deux heures)

TELECHARGER la Fiche de jeu La Générale VIS portraits croisés avec œuvre

Ami-e-s, connaissances, inconnu-e-s, vous vous êtes choisi-e-s pour écrire un portrait l’un-e de l’autre. Munissez-vous chacun-e de la présente proposition. Après une visite de l’expo, mettez-vous d’accord, sans parler, sur le choix d’une œuvre commune. Noter le titre de l’œuvre sur vos feuilles*.

Sans communiquer entre vous, placez-vous chacun-e devant l’œuvre et faites la première étape chacun-e de votre côté.

  1. Nommer.

Notez en « paysage » (placement aléatoire des mots sur la feuille) mots ou groupes de mots (pas de phrases) correspondant à ce que vous voyez de l’image. Des éléments les plus simples, les plus évidents aux éléments plus complexes. Mots et groupes de mots correspondant à ce que vous sentez, ressentez (en évitant toujours de faire des phrases). C’est l’image, l’œuvre, qui vous donne tous ces mots (privilégiez ce que vous voyez à ce que vous sentez).

  1. Associer.

Regarder à nouveau l’image, aidez-vous des mots déjà inscrits, et demandez-vous à quoi tel aspect, tel détail, tel effet vous fait penser, cela de la façon la plus spontanée. Imagination, fantaisie, mais aussi souvenirs personnels, mais aussi, éventuellement (et pas trop), références. Démarreurs : ça me fait penser à, on dirait, c’est comme… Pas de hiérarchie entre associations banales et associations plus singulières.

Vous pouvez partager cette séquence et vous interroger mutuellement et ne pas oublier de noter ce que vous dites au fur et à mesure, toujours par mots, bribes de phrases (auquel cas vous devrez échanger vos feuilles).

  1. Intégrer personne et œuvre.

Echangez vos feuilles, ou si déjà fait, conservez les feuilles de votre modèle.

Alternativement : demandez à votre « modèle » de choisir son emplacement vis-à-vis de l’œuvre, faites deux ou trois « photos » (en mots) en changeant de point de vue et de cadrage. Décrivez chaque fois simplement, en privilégiant « ce qui vous saute aux yeux » et « ce que vous remarquez » en deuxième regard : physique, vêtements, fond, premiers plans, connexions ou déconnexions entre personne et œuvre… (Toujours par mots, groupes de mots, bribes de phrases.)

  1. Oublier l’image, regarder les mots.

Gardez les feuilles de votre modèle et procéder alternativement.

Reprenez les mots des première et deuxième étapes, demandez à votre modèle d’en choisir 5, les plus différents possible les uns des autres, qui le-la concernent, l’interpellent. Placez-les sur une nouvelle feuille. Autour de chacun de ces cinq mots, demandez-lui à quoi ça lui-la fait penser. Associations, fantaisies, souvenirs, confidences…… (Toujours par mots, groupes de mots, bribes de phrases. Prenez ce que la personne vous donne, n’en demandez pas plus, ne cherchez pas à « savoir » quoi que ce soit.)

  1. Improviser…

chacun-e de votre côté, à partir des feuilles de votre modèle, en utilisant, si possible au moins une fois, tous les mots et fragments de phrases des étapes 1, 2, 3 et 4. Un ou plusieurs textes créatif-s : pas de commentaire, pas d’analyse critique, ni même d’intention de « portrait ». Récit(s), texte(s) sans queue ni tête, chanson ou poème sans rime, saynète(s), méditation(s)… L’œuvre (et son artiste) font partie du texte, mais vous n’êtes plus devant une image, ni devant « une personne », mais dans un monde créé par les mots de l’image et par les siens, que vous avez à disposition. Et c’est par la connexion à l’œuvre, à l’autre, et par la connexion à vous-même que les mots vous entraînent dans cet autre monde. Vous n’êtes redevable d’aucune fidélité, ni à l’œuvre, ni à la personne, ni à vous.

  1. (facultatif) Sélectionner, composer, danser.

Sélectionner ce qui vous intéresse le plus dans ce que vous avez écrit, ce qui vous surprend. Déplacez au besoin l’ordre de vos phrases. Privilégiez les effets de connexions entre l’œuvre, la personne et vous ; « composez », « faites danser » votre (vos) texte(s) avec l’œuvre, avec la personne et avec vous-même.

  1. 7. Lisez…

tour à tour, devant l’œuvre. Ne vous jugez pas. N’oubliez pas de vous remercier mutuellement.

 

Lorsque vous avez terminé, venez agrafer ensemble tous vos feuillets à l’accueil et glissez les dans l’urne posée à cet effet. Vos participations seront lues, scannées et archivées, elles pourront être sélectionnées et publiées sur le blog dédié de Normandi®e.

* N’utilisez que le recto des feuilles mises à votre disposition et apposez à chaque fois votre pseudo.

 

 

 

Fiche de jeu « La générale » L’AUTRE VISAGE Portrait avec œuvre (une à deux heures)

TELECHARGER la Fiche de jeu La Générale VIS portrait avec œuvre

Choisissez un-e ami-e, une connaissance, un-e inconnu-e, qui devra participer à l’expérience en toute connaissance de cause. Vous lui proposez d’écrire son portrait, avec sa contribution active (le déroulé proposé ci-après correspond, au fond, à un « temps de pose »). Faites-lui choisir l’œuvre qu’il-elle souhaite considérer. Noter le titre de l’œuvre sur une première feuille*.

Vous vous proposerez d’écrire sous sa dictée les mots, groupes de mots, bribes de phrases des étapes 1 à 4. (Sans l’influencer d’aucune manière mais en la relançant à l’aide de la présente fiche.)

Maintenant, placez-vous ensemble devant l’œuvre (pensez aux variations possibles d’angles et de distances). C’est parti. Passez un bon moment.

  1. Nommer.

Notez en « paysage » (placement aléatoire des mots sur la feuille) les mots et groupes de mots (pas de phrases) que vous dicte votre modèle, selon ce qu’il-elle voit de l’image. Des éléments les plus simples, les plus évidents aux éléments plus complexes. Mots et groupes de mots correspondant à ce qu’il-elle sent, ressent. Rappelez-lui que c’est l’image, l’œuvre, qui lui donne tous ces mots et proposez-lui de privilégier, lors de cette première étape, ce qu’il-elle voit par rapport à ce qu’il-elle sent).

  1. Associer.

Proposez-lui de regarder à nouveau l’image, aidez-vous des mots déjà inscrits, et demandez-lui à quoi tel aspect, tel détail, tel effet lui fait penser, spontanément. Imagination, fantaisie, mais aussi souvenirs personnels, mais aussi, éventuellement (et pas trop), références. Aidez votre modèle : ça te/vous fait penser à ? on dirait quoi ? c’est comme quoi ? Pas de hiérarchie entre associations banales et associations plus singulières. Relancez avec bienveillance, sans jamais forcer ni influencer, sans commenter ni jamais parler de vous. N’oubliez pas de noter toujours, par mots, bribes de phrases.

  1. Intégrer personne et oeuvre.

Demandez à votre « modèle » de choisir son emplacement vis-à-vis de l’œuvre, choisissez le vôtre, faites votre photo en mots. Cadrer la personne, son rapport spatial à l’œuvre, décrivez-la simplement : physique, vêtements, fond, premiers plans… (Toujours par mots, groupes de mots, bribes de phrases.)

  1. Oublier l’image, regarder les mots.

Proposez à votre modèle de choisir 5 mots parmi ceux de la première et deuxième étape, les plus différents possibles les uns des autres, qui le-la concernent, l’interpellent. Placez-les sur une nouvelle feuille. Autour de chacun de ces cinq mots, notez ce à quoi ça lui fait penser. Associations, fantaisies, souvenirs, confidences… (Toujours par mots, groupes de mots, bribes de phrases)

  1. Improviser…

en utilisant, si possible au moins une fois, tous les mots et fragments de phrases des étapes 1, 2, 3 et 4. Un ou plusieurs textes créatif-s : pas de commentaire, pas d’analyse critique, ni même d’intention de « portrait ». Récit(s), texte(s) sans queue ni tête, chanson ou poème sans rime, saynète(s), méditation(s)… L’œuvre (et son artiste) ainsi que votre modèle font partie du texte, mais vous n’êtes plus devant une image, ni devant une personne mais dans un monde créé par les mots de l’image et par les mots de l’autre (votre modèle) que vous avez à disposition. Et c’est par la connexion à l’œuvre, la connexion à vous-même et à votre modèle que les mots vous entraînent dans cet autre monde. Vous n’êtes redevable d’aucune fidélité, ni à l’œuvre, ni à vous. Vous inventez avec les mots que vous avez et avec l’énergie de l’œuvre et de la personne qui continue de la regarder, pour vous (ce temps est important, remerciez-la de sa patience).

  1. (facultatif) Sélectionner, «composer», « danser »

Sélectionner ce qui vous intéresse le plus dans ce que vous avez écrit, ce qui vous surprend. Déplacez au besoin l’ordre de vos phrases. Privilégiez les effets de connexions entre l’œuvre, votre modèle et vous ; « composez », « faites danser » votre (vos) texte(s) avec l’œuvre, votre modèle et avec vous-même.

  1. Lisez…

à la personne (à moins qu’elle n’y tienne pas) le (ou les) texte(s) que vous avez écrit(s), lisez devant l’œuvre.

Lorsque vous avez terminé, venez agrafer vos feuillets à l’accueil et glissez les dans l’urne posée à cet effet. Vos participations seront lues, scannées et archivées, elles pourront être sélectionnées et publiées sur le blog dédié de Normandi®e.

* N’utilisez que le recto des feuilles mises à votre disposition et apposez à chaque fois votre pseudo.

 

 

 

Fiche de jeu : « La générale » L’AUTRE VISAGE Autoportrait avec œuvre (une heure environ)

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Choisissez une œuvre. Reportez son titre sur une première feuille*.

Placez-vous devant (pensez aux variations possibles d’angles et de distances). C’est parti. Passez un bon moment.

 

  1. Nommer.

Notez en « paysage » (placement aléatoire des mots sur la feuille) mots ou groupes de mots (pas de phrases) correspondant à ce que vous voyez de l’image. Des éléments les plus simples, les plus évidents aux éléments plus complexes. Mots et groupes de mots correspondant à ce que vous sentez, ressentez (en évitant toujours de faire des phrases). C’est l’image, l’œuvre, qui vous donne tous ces mots (privilégiez ce que vous voyez à ce que vous sentez). S’il semble impossible de ne pas faire de phrases, contentez-vous de morceaux de phrases, rien qui soit définitif.

  1. Associer.

Regarder à nouveau l’image, aidez-vous des mots déjà inscrits, et demandez-vous à quoi tel aspect, tel détail, tel effet vous fait penser, cela de la façon la plus spontanée. Imagination, fantaisie, mais aussi souvenirs personnels, mais aussi, éventuellement (et pas trop), références. Démarreurs : ça me fait penser à, on dirait, c’est comme… Pas de hiérarchie entre associations banales et associations plus singulières. N’oubliez pas de noter toujours, par mots, bribes de phrases.

  1. S’intégrer.

Choisissez votre emplacement vis-à-vis de l’œuvre, décrivez-le, puis décrivez-vous simplement : physique, vêtements, ce que vous venez de faire, ce que vous allez faire juste après l’expo (toujours par mots, groupes de mots, bribes de phrases).

  1. Oublier l’image, regarder les mots.

Reprenez les mots des première et deuxième étapes, choisissez-en 5, les plus différents possible les uns des autres, qui vous concernent, vous interpellent. Placez-les sur une nouvelle feuille. Autour de chacun de ces cinq mots, notez ce à quoi ça vous fait penser. Associations, fantaisies, souvenirs, confidences…… (toujours par mots, groupes de mots, bribes de phrases)

  1. improviser

en utilisant, si possible au moins une fois, tous les mots et fragments de phrases des étapes 1, 2, 3 et 4. Un ou plusieurs textes créatif-s : pas de commentaire, pas d’analyse critique, ni même d’intention d’« autoportrait ». Récit(s), texte(s) sans queue ni tête, chanson ou poème sans rime, saynète(s), méditation(s)… L’œuvre (et son artiste) font partie du texte, mais vous n’êtes plus devant une image, ni devant « votre personne », mais dans un monde créé par les mots de l’image et par les vôtres, que vous avez à disposition. Et c’est par la connexion à l’œuvre et par la connexion à vous-même que les mots vous entraînent dans cet autre monde. Vous n’êtes redevable d’aucune fidélité, ni à l’œuvre, ni à vous. Vous inventez avec les mots que vous avez et avec l’énergie de l’œuvre.

  1. (facultatif) sélectionner, composer, danser

Sélectionner ce qui vous intéresse le plus dans ce que vous avez écrit, ce qui vous surprend. Déplacez au besoin l’ordre de vos phrases. Privilégiez les effets de connexions entre l’œuvre et vous ; « composez », « faites danser » votre (vos) texte(s) avec l’œuvre et avec vous-même.

  1. 7. Lisez…

ne vous « relisez pas », lisez, devant l’œuvre, même si lecture silencieuse, comme pour la première fois. Ne vous jugez pas.

Lorsque vous avez terminé, venez agrafer vos feuillets à l’accueil et glissez les dans l’urne posée à cet effet. Vos participations seront lues, scannées et archivées, elles pourront être sélectionnées et publiées sur le blog dédié de Normandi®e.

* N’utilisez que le recto des feuilles mises à votre disposition et apposez chaque fois votre pseudo.

 

Fiche de jeu : « La générale » PROSPECTIVE Autoportrait avec œuvre (une heure environ)

TELECHARGER  la Fiche de jeu La Générale PRO autoportrait avec œuvre

Choisissez une œuvre. Reportez son titre sur une première feuille*.

Placez-vous devant (pensez aux variations possibles d’angles et de distances). C’est parti. Passez un bon moment.

 

  1. Nommer.

Notez en « paysage » (placement aléatoire des mots sur la feuille) mots ou groupes de mots (pas de phrases) correspondant à ce que vous voyez de l’image. Des éléments les plus simples, les plus évidents aux éléments plus complexes. Mots et groupes de mots correspondant à ce que vous sentez, ressentez (en évitant toujours de faire des phrases). C’est l’image, l’œuvre, qui vous donne tous ces mots (privilégiez ce que vous voyez à ce que vous sentez). S’il semble impossible de ne pas faire de phrases, contentez-vous de morceaux de phrases, rien qui soit définitif.

  1. Associer.

Regarder à nouveau l’image, aidez-vous des mots déjà inscrits, et demandez-vous à quoi tel aspect, tel détail, tel effet vous fait penser, cela de la façon la plus spontanée. Imagination, fantaisie, mais aussi souvenirs personnels, mais aussi, éventuellement (et pas trop), références. Démarreurs : ça me fait penser à, on dirait, c’est comme… Pas de hiérarchie entre associations banales et associations plus singulières. N’oubliez pas de noter toujours, par mots, bribes de phrases.

  1. S’intégrer.

Choisissez votre emplacement vis-à-vis de l’œuvre, décrivez-le, puis décrivez-vous simplement : physique, vêtements, ce que vous venez de faire, ce que vous allez faire juste après l’expo (toujours par mots, groupes de mots, bribes de phrases).

  1. Oublier l’image, regarder les mots.

Reprenez les mots des première et deuxième étapes, choisissez-en 5, les plus différents possible les uns des autres, qui vous concernent, vous interpellent. Placez-les sur une nouvelle feuille. Autour de chacun de ces cinq mots, notez ce à quoi ça vous fait penser. Associations, fantaisies, souvenirs, confidences…… (toujours par mots, groupes de mots, bribes de phrases)

  1. improviser

en utilisant, si possible au moins une fois, tous les mots et fragments de phrases des étapes 1, 2, 3 et 4. Un ou plusieurs textes créatif-s : pas de commentaire, pas d’analyse critique, ni même d’intention d’« autoportrait ». Récit(s), texte(s) sans queue ni tête, chanson ou poème sans rime, saynète(s), méditation(s)… L’œuvre (et son artiste) font partie du texte, mais vous n’êtes plus devant une image, ni devant « votre personne », mais dans un monde créé par les mots de l’image et par les vôtres, que vous avez à disposition. Et c’est par la connexion à l’œuvre et par la connexion à vous-même que les mots vous entraînent dans cet autre monde. Vous n’êtes redevable d’aucune fidélité, ni à l’œuvre, ni à vous. Vous inventez avec les mots que vous avez et avec l’énergie de l’œuvre.

  1. (facultatif) sélectionner, composer, danser

Sélectionner ce qui vous intéresse le plus dans ce que vous avez écrit, ce qui vous surprend. Déplacez au besoin l’ordre de vos phrases. Privilégiez les effets de connexions entre l’œuvre et vous ; « composez », « faites danser » votre (vos) texte(s) avec l’œuvre et avec vous-même.

  1. 7. Lisez…

ne vous « relisez pas », lisez, devant l’œuvre, même si lecture silencieuse, comme pour la première fois. Ne vous jugez pas.

Lorsque vous avez terminé, venez agrafer vos feuillets à l’accueil et glissez les dans l’urne posée à cet effet. Vos participations seront lues, scannées et archivées, elles pourront être sélectionnées et publiées sur le blog dédié de Normandi®e.

* N’utilisez que le recto des feuilles mises à votre disposition et apposez chaque fois votre pseudo.

 

Fiche de jeu « La rapide » WILLIAM KLEIN Portraits croisés avec œuvre (quinze minutes environ)

TELECHARGER la Fiche de jeu La rapide WK portraits croisés avec œuvre

Ami-e-s, connaissances, inconnu-e-s, vous vous êtes choisi-e-s pour écrire une esquisse de portrait l’un-e de l’autre. Munissez-vous chacun-e de la présente proposition. Après une visite de l’expo, mettez-vous d’accord, sans parler, sur le choix d’une œuvre commune. Noter le titre de l’œuvre sur vos feuilles*.

Sans communiquer entre vous, placez-vous chacun-e devant l’œuvre et faites les quatre premières étapes chacun-e de votre côté. Echangez vos feuilles pour la cinquième étape. Attention, écrivez lisiblement de manière à pouvoir être relu-e.

  1. En trois minutes nommer et associer. En regardant l’œuvre: pluie de mots sur la page paysage. Ce que vous voyez, ce qui vous passe par la tête (exit les jugements, les j’aime j’aime pas…)

 

  1. En deux minutes, recopier cinq mots qui vous parlent, de cinq façons différentes, dans le-les texte(s) de présentation de l’expo.

 

  1. En deux minutes, sans réfléchir, un souvenir ou un rêve.

 

  1. En une minute, raconter ce que vous venez de faire avant et ce que vous allez faire juste après l’expo, et comment vous êtes habillé-e, et un détail de votre physique.

 

ECHANGEZ VOS FEUILLES et faites la cinquième proposition à partir des mots de votre modèle !

 

  1. En sept minutes, sur une nouvelle feuille vierge, vous replacez «en paysage» tous les mots que vous venez de poser (s’il y a des phrases, par exemple pour les étapes 3 et 4, replacez les mots sans tenir compte des phrases –les déterminants, prépositions etc. peuvent sauter). L’œuvre regardée par votre modèle, ou votre modèle regardant l’œuvre, vous dictent l’emplacement de ces mots – mots dont vous pouvez varier la grandeur dans la page. Possible mais pas obligé-e d’en rajouter (des mots). Petit conseil : évitez les enchaînements évidents, logiques.

Lorsque vous avez terminé, venez agrafer vos deux liasses de feuillets à l’accueil et glissez-les dans l’urne posée à cet effet. Vos participations seront lues, scannées et archivées, elles pourront être sélectionnées et publiées sur le blog dédié de Normandi®e.

* N’utilisez que le recto des feuilles mises à votre disposition et apposez à chaque fois votre pseudo.

  Fiche de jeu « La rapide » WILLIAM KLEIN Esquisse de portrait avec œuvre (quinze minutes environ)

TELECHARGER la Fiche de jeu La rapide WK portrait avec œuvre

Choisissez un-e ami-e, une connaissance, un-e inconnu-e, qui devra participer à l’expérience en toute connaissance de cause. Vous lui proposez d’écrire l’esquisse de son portrait, avec sa contribution active (le déroulé proposé ci-après correspond, au fond, à un « temps de pose »). Faites-lui choisir l’œuvre qu’il-elle souhaite considérer. Noter le titre de l’œuvre sur la feuille*.

Vous vous proposerez d’écrire sous sa dictée les mots, groupes de mots, bribes de phrases, phrases (sans l’influencer d’aucune manière mais en la relançant à l’aide de la présente fiche.)

Maintenant, placez-vous ensemble devant l’œuvre (pensez aux variations possibles d’angles et de distances). C’est parti. Passez un bon moment.

 

  1. En trois minutes vous demandez à votre modèle tous les mots correspondant à ce qu’il-elle voit de l’œuvre et tout ce qui lui passe par la tête (exit les jugements, les j’aime j’aime pas…). Vous notez au fur et à mesure la pluie de mots sur la page-paysage. La formule magique, que vous pouvez lui répéter, pour l’aider: ce que vous voyez, et, ce qui vous passe par la tête en regardant.

 

  1. En deux minutes, demandez à votre modèle de survoler les textes de présentation de l’exposition et d’en extraire cinq mots qui lui parlent de cinq façons différentes.

 

  1. En deux minutes, demandez-lui de vous raconter-dicter, sans réfléchir, un souvenir ou un rêve.

 

  1. En une minute, demandez-lui de vous raconter ce qu’il-elle vient de faire avant et ce qu’il-elle va faire juste après l’expo. Décrivez comment la personne est habillée, et noter un détail de son physique.

 

  1. En sept minutes, sur une nouvelle feuille vierge, vous replacez «en paysage» tous les mots que vous venez de poser (s’il y a des phrases, par exemple pour les étapes 3 et 4, replacez les mots sans tenir compte des phrases –les déterminants, prépositions etc. peuvent sauter). L’œuvre regardée par votre modèle, ou votre modèle regardant l’œuvre, vous dictent l’emplacement de ces mots – mots dont vous pouvez varier la grandeur dans la page. Possible mais pas obligé-e d’en rajouter (des mots). Petit conseil : évitez les enchaînements évidents, logiques.

 

Lorsque vous avez terminé, venez agrafer vos feuillets à l’accueil et glissez les dans l’urne posée à cet effet. Vos participations seront lues, scannées et archivées, elles pourront être sélectionnées et publiées sur le blog dédié de Normandi®e.

* N’utilisez que le recto des feuilles mises à votre disposition et apposez à chaque fois votre pseudo.

Fiche de jeu « La rapide » WILLIAM KLEIN Esquisse d’autoportrait avec œuvre (quinze minutes environ)

TELECHARGER la Fiche de jeu La rapide WK autoportrait avec œuvre

Choisissez une œuvre qui vous intéresse, ou vous intrigue. Reportez son titre sur la feuille*.

Placez-vous devant (pensez aux variations possibles d’angles et de distances). C’est parti. Passez un bon moment.

  1. En trois minutes nommer et associer. En regardant l’œuvre: pluie de mots sur la page paysage. Ce que vous voyez, ce qui vous passe par la tête (exit les jugements, les j’aime j’aime pas…)

 

  1. En deux minutes, recopier cinq mots qui vous parlent, de cinq façons différentes, dans le-les texte(s) de présentation de l’expo.

 

  1. En deux minutes, sans réfléchir, un souvenir ou un rêve.

 

  1. En une minute, raconter ce que vous venez de faire avant et ce que vous allez faire juste après l’expo, et comment vous êtes habillé-e, et un détail de votre physique.

 

  1. En sept minutes, sur une nouvelle feuille vierge, vous replacez «en paysage» tous les mots que vous venez de poser (s’il y a des phrases, par exemple pour les étapes 3 et 4, replacez les mots sans tenir compte des phrases –les déterminants, prépositions etc. peuvent sauter). L’œuvre regardée vous dicte l’emplacement de ces mots – mots dont vous pouvez varier la grandeur dans la page. Possible mais pas obligé-e d’en rajouter (des mots). Petit conseil : évitez les enchaînements évidents, logiques.

Lorsque vous avez terminé, venez agrafer vos feuillets à l’accueil et glissez les dans l’urne posée à cet effet. Vos participations seront lues, scannées et archivées, elles pourront être sélectionnées et publiées sur le blog dédié de Normandi®e.

* N’utilisez que le recto des feuilles mises à votre disposition et apposez chaque fois votre pseudo.

 

 

Fiche de jeu « La générale » WILLIAM KLEIN Portraits croisés avec œuvre (une à deux heures)

TELECHARGER la Fiche de jeu La Générale WK portraits croisés avec oeuvre

Ami-e-s, connaissances, inconnu-e-s, vous vous êtes choisi-e-s pour écrire un portrait l’un-e de l’autre. Munissez-vous chacun-e de la présente proposition. Après une visite de l’expo, mettez-vous d’accord, sans parler, sur le choix d’une œuvre commune. Noter le titre de l’œuvre sur vos feuilles*.

Sans communiquer entre vous, placez-vous chacun-e devant l’œuvre et faites la première étape chacun-e de votre côté.

  1. Nommer.

Notez en « paysage » (placement aléatoire des mots sur la feuille) mots ou groupes de mots (pas de phrases) correspondant à ce que vous voyez de l’image. Des éléments les plus simples, les plus évidents aux éléments plus complexes. Mots et groupes de mots correspondant à ce que vous sentez, ressentez (en évitant toujours de faire des phrases). C’est l’image, l’œuvre, qui vous donne tous ces mots (privilégiez ce que vous voyez à ce que vous sentez).

  1. Associer.

Regarder à nouveau l’image, aidez-vous des mots déjà inscrits, et demandez-vous à quoi tel aspect, tel détail, tel effet vous fait penser, cela de la façon la plus spontanée. Imagination, fantaisie, mais aussi souvenirs personnels, mais aussi, éventuellement (et pas trop), références. Démarreurs : ça me fait penser à, on dirait, c’est comme… Pas de hiérarchie entre associations banales et associations plus singulières.

Vous pouvez partager cette séquence et vous interroger mutuellement et ne pas oublier de noter ce que vous dites au fur et à mesure, toujours par mots, bribes de phrases (auquel cas vous devrez échanger vos feuilles).

  1. Intégrer personne et œuvre.

Echangez vos feuilles, ou si déjà fait, conservez les feuilles de votre modèle.

Alternativement : demandez à votre « modèle » de choisir son emplacement vis-à-vis de l’œuvre, faites deux ou trois « photos » (en mots) en changeant de point de vue et de cadrage. Décrivez chaque fois simplement, en privilégiant « ce qui vous saute aux yeux » et « ce que vous remarquez » en deuxième regard : physique, vêtements, fond, premiers plans, connexions ou déconnexions entre personne et œuvre… (Toujours par mots, groupes de mots, bribes de phrases.)

  1. Oublier l’image, regarder les mots.

Gardez les feuilles de votre modèle et procéder alternativement.

Reprenez les mots des première et deuxième étapes, demandez à votre modèle d’en choisir 5, les plus différents possible les uns des autres, qui le-la concernent, l’interpellent. Placez-les sur une nouvelle feuille. Autour de chacun de ces cinq mots, demandez-lui à quoi ça lui-la fait penser. Associations, fantaisies, souvenirs, confidences…… (Toujours par mots, groupes de mots, bribes de phrases. Prenez ce que la personne vous donne, n’en demandez pas plus, ne cherchez pas à « savoir » quoi que ce soit.)

  1. Improviser…

chacun-e de votre côté, à partir des feuilles de votre modèle, en utilisant, si possible au moins une fois, tous les mots et fragments de phrases des étapes 1, 2, 3 et 4. Un ou plusieurs textes créatif-s : pas de commentaire, pas d’analyse critique, ni même d’intention de « portrait ». Récit(s), texte(s) sans queue ni tête, chanson ou poème sans rime, saynète(s), méditation(s)… L’œuvre (et son artiste) font partie du texte, mais vous n’êtes plus devant une image, ni devant « une personne », mais dans un monde créé par les mots de l’image et par les siens, que vous avez à disposition. Et c’est par la connexion à l’œuvre, à l’autre, et par la connexion à vous-même que les mots vous entraînent dans cet autre monde. Vous n’êtes redevable d’aucune fidélité, ni à l’œuvre, ni à la personne, ni à vous.

  1. (facultatif) Sélectionner, composer, danser.

Sélectionner ce qui vous intéresse le plus dans ce que vous avez écrit, ce qui vous surprend. Déplacez au besoin l’ordre de vos phrases. Privilégiez les effets de connexions entre l’œuvre, la personne et vous ; « composez », « faites danser » votre (vos) texte(s) avec l’œuvre, avec la personne et avec vous-même.

  1. 7. Lisez…

tour à tour, devant l’œuvre. Ne vous jugez pas. N’oubliez pas de vous remercier mutuellement.

 

Lorsque vous avez terminé, venez agrafer ensemble tous vos feuillets à l’accueil et glissez les dans l’urne posée à cet effet. Vos participations seront lues, scannées et archivées, elles pourront être sélectionnées et publiées sur le blog dédié de Normandi®e.

* N’utilisez que le recto des feuilles mises à votre disposition et apposez à chaque fois votre pseudo.

 

Fiche de jeu « La générale » WILLIAM KLEIN Portrait avec œuvre (une à deux heures)

TELECHARGER la Fiche de jeu La Générale WK portrait avec œuvre

Choisissez un-e ami-e, une connaissance, un-e inconnu-e, qui devra participer à l’expérience en toute connaissance de cause. Vous lui proposez d’écrire son portrait, avec sa contribution active (le déroulé proposé ci-après correspond, au fond, à un « temps de pose »). Faites-lui choisir l’œuvre qu’il-elle souhaite considérer. Noter le titre de l’œuvre sur une première feuille*.

Vous vous proposerez d’écrire sous sa dictée les mots, groupes de mots, bribes de phrases des étapes 1 à 4. (Sans l’influencer d’aucune manière mais en la relançant à l’aide de la présente fiche.)

Maintenant, placez-vous ensemble devant l’œuvre (pensez aux variations possibles d’angles et de distances). C’est parti. Passez un bon moment.

  1. Nommer.

Notez en « paysage » (placement aléatoire des mots sur la feuille) les mots et groupes de mots (pas de phrases) que vous dicte votre modèle, selon ce qu’il-elle voit de l’image. Des éléments les plus simples, les plus évidents aux éléments plus complexes. Mots et groupes de mots correspondant à ce qu’il-elle sent, ressent. Rappelez-lui que c’est l’image, l’œuvre, qui lui donne tous ces mots et proposez-lui de privilégier, lors de cette première étape, ce qu’il-elle voit par rapport à ce qu’il-elle sent).

  1. Associer.

Proposez-lui de regarder à nouveau l’image, aidez-vous des mots déjà inscrits, et demandez-lui à quoi tel aspect, tel détail, tel effet lui fait penser, spontanément. Imagination, fantaisie, mais aussi souvenirs personnels, mais aussi, éventuellement (et pas trop), références. Aidez votre modèle : ça te/vous fait penser à ? on dirait quoi ? c’est comme quoi ? Pas de hiérarchie entre associations banales et associations plus singulières. Relancez avec bienveillance, sans jamais forcer ni influencer, sans commenter ni jamais parler de vous. N’oubliez pas de noter toujours, par mots, bribes de phrases.

  1. Intégrer personne et oeuvre.

Demandez à votre « modèle » de choisir son emplacement vis-à-vis de l’œuvre, choisissez le vôtre, faites votre photo en mots. Cadrer la personne, son rapport spatial à l’œuvre, décrivez-la simplement : physique, vêtements, fond, premiers plans… (Toujours par mots, groupes de mots, bribes de phrases.)

  1. Oublier l’image, regarder les mots.

Proposez à votre modèle de choisir 5 mots parmi ceux de la première et deuxième étape, les plus différents possibles les uns des autres, qui le-la concernent, l’interpellent. Placez-les sur une nouvelle feuille. Autour de chacun de ces cinq mots, notez ce à quoi ça lui fait penser. Associations, fantaisies, souvenirs, confidences… (Toujours par mots, groupes de mots, bribes de phrases)

  1. Improviser…

en utilisant, si possible au moins une fois, tous les mots et fragments de phrases des étapes 1, 2, 3 et 4. Un ou plusieurs textes créatif-s : pas de commentaire, pas d’analyse critique, ni même d’intention de « portrait ». Récit(s), texte(s) sans queue ni tête, chanson ou poème sans rime, saynète(s), méditation(s)… L’œuvre (et son artiste) ainsi que votre modèle font partie du texte, mais vous n’êtes plus devant une image, ni devant une personne mais dans un monde créé par les mots de l’image et par les mots de l’autre (votre modèle) que vous avez à disposition. Et c’est par la connexion à l’œuvre, la connexion à vous-même et à votre modèle que les mots vous entraînent dans cet autre monde. Vous n’êtes redevable d’aucune fidélité, ni à l’œuvre, ni à vous. Vous inventez avec les mots que vous avez et avec l’énergie de l’œuvre et de la personne qui continue de la regarder, pour vous (ce temps est important, remerciez-la de sa patience).

  1. (facultatif) Sélectionner, «composer», « danser »

Sélectionner ce qui vous intéresse le plus dans ce que vous avez écrit, ce qui vous surprend. Déplacez au besoin l’ordre de vos phrases. Privilégiez les effets de connexions entre l’œuvre, votre modèle et vous ; « composez », « faites danser » votre (vos) texte(s) avec l’œuvre, votre modèle et avec vous-même.

  1. Lisez…

à la personne (à moins qu’elle n’y tienne pas) le (ou les) texte(s) que vous avez écrit(s), lisez devant l’œuvre.

 

Lorsque vous avez terminé, venez agrafer vos feuillets à l’accueil et glissez les dans l’urne posée à cet effet. Vos participations seront lues, scannées et archivées, elles pourront être sélectionnées et publiées sur le blog dédié de Normandi®e.

* N’utilisez que le recto des feuilles mises à votre disposition et apposez à chaque fois votre pseudo.

 

Fiche de jeu « La générale » WILLIAM KLEIN / Autoportrait avec œuvre (une heure environ)

TELECHARGER la Fiche de jeu La Générale WK autoportrait avec œuvre

Choisissez une œuvre. Reportez son titre sur une première feuille*.

Placez-vous devant (pensez aux variations possibles d’angles et de distances). C’est parti. Passez un bon moment.

  1. Nommer.

Notez en « paysage » (placement aléatoire des mots sur la feuille) mots ou groupes de mots (pas de phrases) correspondant à ce que vous voyez de l’image. Des éléments les plus simples, les plus évidents aux éléments plus complexes. Mots et groupes de mots correspondant à ce que vous sentez, ressentez (en évitant toujours de faire des phrases). C’est l’image, l’œuvre, qui vous donne tous ces mots (privilégiez ce que vous voyez à ce que vous sentez). S’il semble impossible de ne pas faire de phrases, contentez-vous de morceaux de phrases, rien qui soit définitif.

  1. Associer.

Regarder à nouveau l’image, aidez-vous des mots déjà inscrits, et demandez-vous à quoi tel aspect, tel détail, tel effet vous fait penser, cela de la façon la plus spontanée. Imagination, fantaisie, mais aussi souvenirs personnels, mais aussi, éventuellement (et pas trop), références. Démarreurs : ça me fait penser à, on dirait, c’est comme… Pas de hiérarchie entre associations banales et associations plus singulières. N’oubliez pas de noter toujours, par mots, bribes de phrases.

  1. S’intégrer.

Choisissez votre emplacement vis-à-vis de l’œuvre, décrivez-le, puis décrivez-vous simplement : physique, vêtements, ce que vous venez de faire, ce que vous allez faire juste après l’expo (toujours par mots, groupes de mots, bribes de phrases).

  1. Oublier l’image, regarder les mots.

Reprenez les mots des première et deuxième étapes, choisissez-en 5, les plus différents possible les uns des autres, qui vous concernent, vous interpellent. Placez-les sur une nouvelle feuille. Autour de chacun de ces cinq mots, notez ce à quoi ça vous fait penser. Associations, fantaisies, souvenirs, confidences…… (toujours par mots, groupes de mots, bribes de phrases)

  1. improviser

en utilisant, si possible au moins une fois, tous les mots et fragments de phrases des étapes 1, 2, 3 et 4. Un ou plusieurs textes créatif-s : pas de commentaire, pas d’analyse critique, ni même d’intention d’« autoportrait ». Récit(s), texte(s) sans queue ni tête, chanson ou poème sans rime, saynète(s), méditation(s)… L’œuvre (et son artiste) font partie du texte, mais vous n’êtes plus devant une image, ni devant « votre personne », mais dans un monde créé par les mots de l’image et par les vôtres, que vous avez à disposition. Et c’est par la connexion à l’œuvre et par la connexion à vous-même que les mots vous entraînent dans cet autre monde. Vous n’êtes redevable d’aucune fidélité, ni à l’œuvre, ni à vous. Vous inventez avec les mots que vous avez et avec l’énergie de l’œuvre.

  1. (facultatif) sélectionner, composer, danser

Sélectionner ce qui vous intéresse le plus dans ce que vous avez écrit, ce qui vous surprend. Déplacez au besoin l’ordre de vos phrases. Privilégiez les effets de connexions entre l’œuvre et vous ; « composez », « faites danser » votre (vos) texte(s) avec l’œuvre et avec vous-même.

 7. Lisez…

ne vous « relisez pas », lisez, devant l’œuvre, même si lecture silencieuse, comme pour la première fois. Ne vous jugez pas.

Lorsque vous avez terminé, venez agrafer vos feuillets à l’accueil et glissez les dans l’urne posée à cet effet. Vos participations seront lues, scannées et archivées, elles pourront être sélectionnées et publiées sur le blog dédié de Normandi®e.

* N’utilisez que le recto des feuilles mises à votre disposition et apposez chaque fois votre pseudo.

Fiche de jeu « La générale » Portrait avec œuvre (une à deux heures)

Choisissez un-e ami-e, une connaissance, un-e inconnu-e, qui devra participer à l’expérience en toute connaissance de cause. Vous lui proposez d’écrire son portrait, avec sa contribution active (le déroulé proposé ci-après correspond, au fond, à un « temps de pose »). Faites-lui choisir l’œuvre qu’il-elle souhaite considérer. Noter le titre de l’œuvre sur une première feuille*.

Vous vous proposerez d’écrire sous sa dictée les mots, groupes de mots, bribes de phrases des étapes 1 à 4. (Sans l’influencer d’aucune manière mais en la relançant à l’aide de la présente fiche.)

Maintenant, placez-vous ensemble devant l’œuvre (pensez aux variations possibles d’angles et de distances). C’est parti. Passez un bon moment.

1. Nommer.

Notez en « paysage » (placement aléatoire des mots sur la feuille) les mots et groupes de mots (pas de phrases) que vous dicte votre modèle, selon ce qu’il-elle voit de l’image. Des éléments les plus simples, les plus évidents aux éléments plus complexes. Mots et groupes de mots correspondant à ce qu’il-elle sent, ressent. Rappelez-lui que c’est l’image, l’œuvre, qui lui donne tous ces mots et proposez-lui de privilégier, lors de cette première étape, ce qu’il-elle voit par rapport à ce qu’il-elle sent).

2. Associer.

Proposez-lui de regarder à nouveau l’image, aidez-vous des mots déjà inscrits, et demandez-lui à quoi tel aspect, tel détail, tel effet lui fait penser, spontanément. Imagination, fantaisie, mais aussi souvenirs personnels, mais aussi, éventuellement (et pas trop), références. Aidez votre modèle : ça te/vous fait penser à ? on dirait quoi ? c’est comme quoi ? Pas de hiérarchie entre associations banales et associations plus singulières. Relancez avec bienveillance, sans jamais forcer ni influencer, sans commenter ni jamais parler de vous. N’oubliez pas de noter toujours, par mots, bribes de phrases.

3. Intégrer personne et oeuvre.

Demandez à votre « modèle » de choisir son emplacement vis-à-vis de l’œuvre, choisissez le vôtre, faites votre photo en mots. Cadrer la personne, son rapport spatial à l’œuvre, décrivez-la simplement : physique, vêtements, fond, premiers plans… (Toujours par mots, groupes de mots, bribes de phrases.)

4. Oublier l’image, regarder les mots.

Proposez à votre modèle de choisir 5 mots parmi ceux de la première et deuxième étape, les plus différents possibles les uns des autres, qui le-la concernent, l’interpellent. Placez-les sur une nouvelle feuille. Autour de chacun de ces cinq mots, notez ce à quoi ça lui fait penser. Associations, fantaisies, souvenirs, confidences (Toujours par mots, groupes de mots, bribes de phrases)

5. Improviser

en utilisant, si possible au moins une fois, tous les mots et fragments de phrases des étapes 1, 2, 3 et 4. Un ou plusieurs textes créatif-s : pas de commentaire, pas d’analyse critique, ni même d’intention de « portrait ». Récit(s), texte(s) sans queue ni tête, chanson ou poème sans rime, saynète(s), méditation(s) L’œuvre (et son artiste) ainsi que votre modèle font partie du texte, mais vous n’êtes plus devant une image, ni devant une personne mais dans un monde créé par les mots de l’image et par les mots de l’autre (votre modèle) que vous avez à disposition. Et c’est par la connexion à l’œuvre, la connexion à vous-même et à votre modèle que les mots vous entraînent dans cet autre monde. Vous n’êtes redevable d’aucune fidélité, ni à l’œuvre, ni à vous. Vous inventez avec les mots que vous avez et avec l’énergie de l’œuvre et de la personne qui continue de la regarder, pour vous (ce temps est important, remerciez-la de sa patience).

6. (facultatif) Sélectionner, « composer », « danser »

Sélectionner ce qui vous intéresse le plus dans ce que vous avez écrit, ce qui vous surprend. Déplacez au besoin l’ordre de vos phrases. Privilégiez les effets de connexions entre l’œuvre, votre modèle et vous ; « composez », « faites danser » votre (vos) texte(s) avec l’œuvre, votre modèle et avec vous-même.

7. Lisez

à la personne (à moins qu’elle n’y tienne pas) le (ou les) texte(s) que vous avez écrit(s), lisez devant l’œuvre.

Lorsque vous avez terminé, venez agrafer vos feuillets à l’accueil et glissez les dans l’urne posée à cet effet. Vos participations seront lues, scannées et archivées, elles pourront être sélectionnées et publiées sur le blog dédié de Normandie Impressionniste.

IDENTIFIANTS portraitiste-modèle*

Si vous souhaitez remplir cette fiche confidentiellement, vous pouvez en remplir chacun-e une, en vous répartissant au préalable les rôles de portraitiste et de modèle. Vous ferez ensuite agrafer l’ensemble (de ces fiches et de vos productions) par la personne de l’accueil qui se chargera de le déposer dans l’urne prévue à cet effet.

PSEUDO de portraitiste :

PSEUDO de modèle :

AGE / LIEU DE NAISSANCE portraitiste :

AGE / LIEU DE NAISSANCE modèle :

SITUATION-ACTIVITES PROFESSIONNELLES ET/OU ETUDES portraitiste

SITUATION-ACTIVITES PROFESSIONNELLES ET/OU ETUDES modèle

ACTIVITES CULTURE /MILITANTISMES/ LOISIRS portraitiste

ACTIVITES CULTURE /MILITANTISMES/ LOISIRS modèle

AGE/LIEU DE NAISSANCE/ ACTIVITES PROFESSIONNELLES DES PARENTS portraitiste

AGE/LIEU DE NAISSANCE/ ACTIVITES PROFESSIONNELLES DES PARENTS modèle

CONVICTIONS MORALES/POLITIQUES/ RELIGIEUSES / ESTHETIQUES portraitiste

CONVICTIONS MORALES/POLITIQUES/ RELIGIEUSES / ESTHETIQUES modèle

Portraitiste : je souhaite recevoir un scan de ma production et de celle de mon/ma portraitiste ainsi que les informations et invitations aux restitutions de Normandi®e

Modèle : je souhaite recevoir un scan de ma production, ainsi que les informations et invitations aux restitutions de Normandi®e

Adresse mail portraitiste :

Adresse mail modèle :

Les adresses resteront confidentielles.

Date :

** N’utilisez que le recto des feuilles mises à votre disposition et apposez à chaque fois votre pseudo.

** Pour que vos participations soient prises en compte, vous devez remplir ce formulaire.

Fiche de jeu : « La générale ». Autoportrait avec œuvre (une heure environ)

Télécharger la Fiche de jeu La Générale autoportrait avec oeuvre

Choisissez une œuvre. Reportez son titre sur une première feuille*.

Placez-vous devant (pensez aux variations possibles d’angles et de distances). C’est parti. Passez un bon moment.

  1. Nommer.

Notez en « paysage » (placement aléatoire des mots sur la feuille) mots ou groupes de mots (pas de phrases) correspondant à ce que vous voyez de l’image. Des éléments les plus simples, les plus évidents aux éléments plus complexes. Mots et groupes de mots correspondant à ce que vous sentez, ressentez (en évitant toujours de faire des phrases). C’est l’image, l’œuvre, qui vous donne tous ces mots (privilégiez ce que vous voyez à ce que vous sentez). S’il semble impossible de ne pas faire de phrases, contentez-vous de morceaux de phrases, rien qui soit définitif.

  1. Associer.

Regarder à nouveau l’image, aidez-vous des mots déjà inscrits, et demandez-vous à quoi tel aspect, tel détail, tel effet vous fait penser, cela de la façon la plus spontanée. Imagination, fantaisie, mais aussi souvenirs personnels, mais aussi, éventuellement (et pas trop), références. Démarreurs : ça me fait penser à, on dirait, c’est comme… Pas de hiérarchie entre associations banales et associations plus singulières. N’oubliez pas de noter toujours, par mots, bribes de phrases.

  1. S’intégrer.

Choisissez votre emplacement vis-à-vis de l’œuvre, décrivez-le, puis décrivez-vous simplement : physique, vêtements, ce que vous venez de faire, ce que vous allez faire juste après l’expo (toujours par mots, groupes de mots, bribes de phrases).

  1. Oublier l’image, regarder les mots.

Reprenez les mots des première et deuxième étapes, choisissez-en 5, les plus différents possible les uns des autres, qui vous concernent, vous interpellent. Placez-les sur une nouvelle feuille. Autour de chacun de ces cinq mots, notez ce à quoi ça vous fait penser. Associations, fantaisies, souvenirs, confidences…… (toujours par mots, groupes de mots, bribes de phrases)

  1. improviser

en utilisant, si possible au moins une fois, tous les mots et fragments de phrases des étapes 1, 2, 3 et 4. Un ou plusieurs textes créatif-s : pas de commentaire, pas d’analyse critique, ni même d’intention d’« autoportrait ». Récit(s), texte(s) sans queue ni tête, chanson ou poème sans rime, saynète(s), méditation(s)… L’œuvre (et son artiste) font partie du texte, mais vous n’êtes plus devant une image, ni devant « votre personne », mais dans un monde créé par les mots de l’image et par les vôtres, que vous avez à disposition. Et c’est par la connexion à l’œuvre et par la connexion à vous-même que les mots vous entraînent dans cet autre monde. Vous n’êtes redevable d’aucune fidélité, ni à l’œuvre, ni à vous. Vous inventez avec les mots que vous avez et avec l’énergie de l’œuvre.

  1. (facultatif) sélectionner, composer, danser

Sélectionner ce qui vous intéresse le plus dans ce que vous avez écrit, ce qui vous surprend. Déplacez au besoin l’ordre de vos phrases. Privilégiez les effets de connexions entre l’œuvre et vous ; « composez », « faites danser » votre (vos) texte(s) avec l’œuvre et avec vous-même.

  1. 7. Lisez…

ne vous « relisez pas », lisez, devant l’œuvre, même si lecture silencieuse, comme pour la première fois. Ne vous jugez pas.

Lorsque vous avez terminé, venez agrafer vos feuillets à l’accueil et glissez les dans l’urne posée à cet effet. Vos participations seront lues, scannées et archivées, elles pourront être sélectionnées et publiées sur le blog dédié de Normandie Impressionniste.

* N’utilisez que le recto des feuilles mises à votre disposition et apposez chaque fois votre pseudo.

 

IDENTIFIANTS autoportrait*

 

PSEUDO :

 

AGE / LIEU DE NAISSANCE :

 

SITUATION-ACTIVITES PROFESSIONNELLES ET/OU ETUDES :

 

 

ACTIVITES CULTURE /MILITANTISMES/ LOISIRS :

 

 

AGE/LIEU DE NAISSANCE/ ACTIVITES PROFESSIONNELLES DES PARENTS :

 

 

CONVICTIONS MORALES/POLITIQUES/ RELIGIEUSES / ESTHETIQUE

 

 

Je souhaite recevoir un scan de ma production ainsi que les informations et invitations aux restitutions de Normandi®e

 

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L’adresse restera confidentielle.

 

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Maitre Eckhart, IN OMNIBUS REQUIEM QUAESIVI

SERMON 60

Ces paroles sont écrites au Livre de la Sagesse. Nous allons cette fois les interpréter comme un dialogue de la Sagesse éter­nelle avec l’âme. La Sagesse dit : « J’ai cherché le repos en toutes choses. » Et l’âme reprend : « Celui qui m’a créée a reposé dans ma tente. » La Sagesse éternelle prononce une troisième parole : « En la ville sainte est mon repos 2. »

(I.) Si l’on me demandait de rapporter intégralement quelle a été l’intention du Créateur quand il a formé toutes les créatures ?, je dirais : «le repos». (II.) Si l’on me posait une deuxième ques­tion : Que cherche absolument la Sainte Trinité dans toutes ses oeuvres ?, je dirais : « le repos ». (III.) Si l’on me posait une troi­sième question : Que cherche l’âme dans tous ses mouvements?, je dirais : « le repos». (IV.) Si l’on me posait une quatrième ques­tion: Que cherchent toutes les créatures dans leurs désirs et leurs mouvements naturels ?, je dirais : « le repos ».

 

(I.) Nous allons d’abord constater et examiner comment le visage divin de la nature divine rend insensé et fou le désir que toute l’âme a de lui, afin de l’attirer à lui. Car la nature divine, qui est repos, a tant de saveur pour Dieu et lui est si délectable, qu’il l’a projetée hors de lui-même pour exciter et attirer à lui le désir naturel de toutes les créatures. Non seulement le Créa­teur cherche son propre repos du fait qu’il l’a projeté hors de lui-même et inséré dans toutes les créatures, mais 11 cherche à ramener à lui toutes les créatures en leur première origine, c’est-à-dire le repos. En outre Dieu s’aime lui-même dans toutes les créatures. De même qu’il cherche l’amour pour lui dans toutes les créatures, il cherche aussi en elles son propre repos.

(II.) En deuxième lieu, la Sainte Trinité cherche le repos. Le Père cherche le repos dans son Fils, c’est pourquoi il a épanché et formé en lui toutes les créatures, et tous deux cherchent le repos dans l’Esprit saint émané de tous deux en tant qu’amour éternel sans mesure.

(III.) En troisième lieu, l’âme cherche le repos en toutes ses puissances et tous ses mouvements, que l’homme le sache ou l’ignore. Jamais il n’ouvre les yeux ou ne les ferme sans cher­cher par là le repos : ou bien il veut rejeter hors de lui quelque obstacle, ou bien il veut attirer à lui quelque chose où se reposer. C’est par ces deux mobiles que l’homme accomplit toutes ses oeuvres. Je l’ai déjà dit souvent : l’homme ne peut jamais éprou­ver amour ou joie en aucune créature sans qu’il y ait là une res­semblance avec Dieu. Ce que j’aime, c’est ce en quoi je reconnais le plus de ressemblance avec Dieu, et dans toutes les créatures, rien n’est si semblable à Dieu que le repos. Troisièmement, nous examinerons comment doit être l’âme en laquelle Dieu repose. Elle doit être pure. Qu’est-ce qui rend l’âme pure ? C’est qu’elle se tient aux choses spirituelles, ce qui l’élève, et plus elle s’élève, plus elle devient pure dans sa piété, et plus elle devient pure dans sa piété, plus elle devient puissante dans ses oeuvres. Un maître dit au sujet des étoiles : plus elles brillent près de la terre, plus elles sont faibles dans leurs opérations : elles ne sont pas à leur juste distance. Lorsqu’elles parviennent à cette juste distance, elles se trouvent au point le plus élevé, on ne peut pas les voir de la terre, mais leurs opérations sont alors le plus puis­santes. Saint Anselme dit à l’âme : (I) Éloigne-toi un peu de l’agitation des oeuvres extérieures. (2) En deuxième lieu : Fuis et cache-toi devant la tempête des pensées extérieures qui pro­voquent aussi l’agitation dans l’âme.

(3) En troisième lieu : en vérité, l’homme ne peut rien offrir de plus agréable à Dieu que le repos. Dieu ne se préoccupe abso­lument pas et n’a pas besoin de jeûnes, de prières et de toutes les pénitences comparativement au repos. Dieu n’a besoin de rien sinon qu’on lui offre un coeur en repos; il opère alors dans l’âme de telles oeuvres secrètes et divines qu’aucune créature ne peut l’y aider ni les voir; même l’âme de Notre-Seigneur jésus­Christ ne peut jamais y regarder. La Sagesse éternelle est d’une délicatesse si subtile et si rayonnante qu’elle ne peut pas sup­porter que quelque créature intervienne lorsque Dieu agit seul dans l’âme, c’est pourquoi la Sagesse éternelle ne peut pas suppor­ter qu’aucune créature en soit témoin. Le Seigneur dit : « Je conduirai mon amie dans le désert et je parlerai a son coeur », c’est-à-dire dans le désert vide de toutes les créatures.

(4) En quatrième lieu il dit (Anselme) que l’âme doit reposer en Dieu. Dieu ne peut pas opérer dans l’âme l’oeuvre divine car tout ce qui pénètre dans l’âme comporte une mesure. La mesure est ce qui inclut quelque chose en soi et exclut de soi quelque chose. Il n’en est pas ainsi des oeuvres divines : elles sont sans mesure et sont incluses dans l’ouverture de la révélation divine. C’est pourquoi David dit: « Dieu siège au-dessus des Chérubins »; il ne dit pas qu’il siège au-dessus des Séraphins. Les Chérubins désignent la Sagesse, c’est-à-dire la connaissance, celle-ci porte Dieu dans l’âme et conduit l’âme vers Dieu. Mais elle ne peut pas l’introduire en Dieu. C’est pourquoi Dieu n’opère pas ses oeuvres divines dans la connaissance, car celle-ci comporte une mesure dans l’âme, mais il les opère divinement en tant qu’il est Dieu. Alors se présente la puissance supérieure – c’est l’amour – et fait sa percée en Dieu et conduit l’âme en Dieu avec la connais­sance et avec toutes ses puissances et l’unit à Dieu; alors Dieu opère au-dessus de la puissance de l’âme non pas en tant qu’elle est âme, mais en tant que divine en Dieu. Alors l’âme est plongée en Dieu et baptisée dans la nature divine, elle reçoit là une vie divine et elle attire à elle l’ordre divin, en sorte qu’elle est ordon­née selon Dieu. On peut le constater par une comparaison, ainsi que l’écrivent les maîtres en sciences de la nature : quand l’en­fant est conçu dans le sein de sa mère, il a la mesure de ses membres et son aspect extérieur, mais lorsque l’âme est intro­duite dans le corps, la forme et l’aspect extérieur qu’il avait d’abord disparaissent et il acquiert une unité, ceci par la puis­sance de l’âme, et il reçoit de l’âme une autre forme et un autre aspect, conforme à la vie de l’âme.

Il en est ainsi de l’âme : quand elle est totalement unie à Dieu et plongée dans la nature divine, tous les obstacles, toute sa faiblesse et son instabilité disparaissent, elle est absolument rénovée dans une vie divine, elle est ordonnée dans toutes ses moeurs et dans toutes ses vertus selon les moeurs et les vertus divines, ainsi qu’on peut le constater par la lumière : plus la flamme brûle près de la mèche, plus elle est noire et grossière, mais plus la flamme s’élève loin de la mèche, plus elle est lumi­neuse. De même plus l’âme est élevée au-dessus d’elle-même, plus elle est pure et claire, et plus Dieu peut opérer parfaitement en elle son oeuvre divine dans la ressemblance avec lui-même. Si une montagne s’élevait à deux lieues au-dessus du sol et si l’on écrivait dessus des lettres dans la poussière ou le sable, elles resteraient complètement, ni vent ni pluie ne les efface­raient. Ainsi un homme vraiment spirituel devrait être élevé dans une véritable paix, totalement et immuablement dans les oeuvres divines. Un homme vraiment spirituel doit avoir honte d’être si facilement transformé par l’affliction, la colère et la mauvaise humeur : cet homme n’a jamais été vraiment spirituel.

(IV.) En quatrième lieu, toutes les créatures cherchent le repos par leur tendance naturelle; qu’elles le sachent ou l’ignorent, elles le prouvent par leurs oeuvres. La pierre n’est jamais dépourvue du mouvement qui l’entraîne vers le sol tant qu’elle n’est pas posée sur le sol. Il en est de même pour le feu : il tend à s’élever, et chaque créature cherche son lieu naturel; ceci prouve la ressemblance avec le repos divin que Dieu a projeté dans toutes les créatures.

Que Dieu nous aide pour que nous cherchions et trouvions ainsi en Dieu la ressemblance du repos divin. Amen.