Aujourd’hui, on met les noms, on s’autorise à honorer les noms

vendredi 4 janvier 2019

Simon.

Elise.

Simon et Théophile.

Simon en « résidence » Agamemnon’z, son groupe de surf.

Elise de passage à la pratique d’Elise.

Simon et Théophile à l’Espiguette hier soir, notre quatuor.

Les mouvements, les remous que font chaque personne, chaque aimé.e.

Le roman qu’ouvre chacune de ces personnes.

L’effet « naturel » de l’océan, cette unité en laquelle chaque élément interagit en permanence, par proximité, contiguïté ou contact à distance.

Ou bien une astrologie des relations humaines.

L’événementiel, le contingent rapporté, fondu à la structure, à la nécessité.

Pas le temps d’étudier l’histoire philosophique, pour la reprendre, pas le temps de disserter, mais hommage à celles et ceux.

De l’influence de.

La non-réciprocité est-elle un problème ?

Est-ce la réfutation majeure de notre esthétique du deux, de la danse, de la revisite intégrale de la relation ? Si Mars vient influencer Philippe, et la série des nés sous son passage, par quoi Mars est-il influencé, autre que le soleil qui influence sa trajectoire ?

La plus petite particule peut-elle être un deux-particule.

La relation de l’un au multiple est un deux, est une relation deux.

Jérôme hier midi. Et son mail du soir. Le remous Jérôme.

Les remous que font les personnes.

La pataugeoire parfois.

Les remous paternels.

Les remous amoureux.

Les remous solitaires, pour lesquels l’autre infinitésimal secoue et secoue

et secoue encore.

La chance d’une inexistence publique, d’échapper à la pataugeoire des réseaux, anciens ou nouveaux.

Le risque aussi de devenir ce solitaire secoué et secoué par l’infime brise du non-événement.

Tu parlais d’Eros et d’Agapè, de beauté et de vérité, d’une pensée chevillée à l’amour, ancrée dans la ville historique, dans la métropole virtuelle de la philosophie. Théologie en tête, pour toi.

Le roman, ou plutôt l’atelier d’écriture, la conversation créative, c’est ça.

Ce serait donc des astres, Dominique, Simon, Théophile, Elise, Jérôme, hier Samuel, et vite vite un certain « innombrable » remous et la troupe des innommés. Mais quelques personnes suffisent, vraiment à penser, à faire remous – pour le roman général, pour l’atelier d’écriture à engager, la conversation, la pensée du deux, à engager, pratiquer, développer, clarifier.

Les anciennes formulations de « personnages principaux et personnages secondaires » sont trop vagues, trop centrés sur l’illusion d’une unité « autorisée », une unité d’auteur. On s’en fout de l’unité d’auteur, c’est l’unité qu’on recherche, et à travers l’unité-deux, on redécouvre en son fond l’unité relationnelle de l’humain et du cosmos, du vivant et du mouvement.

Pas le temps de disserter, juste inviter les remous à leur source.