Tango à l’épreuve d’un migrant

1

Jeudi 29 mars, il ne parle pas français, Adam ne parle pas français, il ne parle pas, à peine, il parle à peine l’anglais, quelques mots, il ne sait pas lire, il ne sait pas dire l’heure en anglais, il parle arabe, il parle aussi quatre ou cinq langues locales du Soudan du Sud.

Hier on l’a emmené avec nous au cours de tango. On lui a proposé de s’asseoir à l’entrée de la salle, là où on installe quelques chaises, et une table. Il nous a regardé travailler, danser.

C’était sur le cœur, sur le centre de personnalité, c’était sur la plasticité du haut, le buste, le cœur – le tango est une danse populaire, donc dans les pieds, dans le sol, mais à cette danse de terre se couple l’invention du buste, le buste s’est mis à parler, avec le cœur, avec « le centre de personnalité », qu’on a élargi, amplifié, arrondi, étendu dans l’arc de geste qui pousse et attire, va et aspire. Elle a travaillé, notre prof a travaillé sur les deux grandes inventions du tango : la vie, la vie du buste, du cœur, l’invention du cœur, le cœur inventif, plastique, puis sur cette autre chose, incroyable, encore plus incroyable pour une danse : l’arrêt. Être capable de ça : rien, juste respirer, danse de la respiration. C’est le tango qui a inventé ça, qui s’est inventé à partir de ça, l’arrêt.

Il assiste à tout ça, sans comprendre les mots. Juste le travail, les séquences travaillées, le mouvement, l’événement du mouvement. A un moment je croise son regard, il sourit et me fait signe que oui, c’est bien, c’est rudement bien, puis à nouveau dans ses pensées, dans son téléphone.

On repart après avoir lavé le sol, à cause du talc. Il s’est proposé, activement, on a refusé qu’il prenne le balai et la serpillère, Christophe a refusé net, Dominique a refusé net. Un jeune soudanais, de 17 ans, prenant le balai, la serpillère, sans parler français, à peine anglais, la générosité du service devient souvenir d’esclavage, de colonie, c’est simple, net, clair et cruel.

On remonte à la maison. On parle, on essaie de parler, on remonte, il va manger, on va se coucher, on parle, on essaie de parler, on arrive à comprendre qu’il va partir, il va partir avec son friend, il va partir en Angleterre, depuis six mois qu’il est en France, depuis six mois qu’il est en France, c’est son obsession, partir en Angleterre. Il va partir, il a une occasion, un camion, a truck, il va partir à 2h, on pense tout de suite demain 14h, mais non, 2h, c’est cette nuit, tu pars cette nuit.

Il part cette nuit. Il a dormi la nuit dernière à la maison, Adam a dormi à la maison, a passé la journée à la maison, puis parti voir son copain en début d’après-midi, tu peux rester cette nuit, on a un truc ce soir mais tu peux rester, on lui avait dit ça, le truc c’était le cours de tango…

Il dit au revoir à Dominique sur le palier de la porte. Je le reconduis au Théâtre des Arts. 23h. Abrazo avec Dominique, abrazo un peu gêné, un peu acrobatique, mais abrazo.

Il faut qu’on s’arrête, que je m’arrête, régulièrement. Dominique se lève, à l’instant. Je suis dans la salle commune, Adam dort à côté, Dominique se lève, je vais lui raconter comment Adam a lancé des cailloux à la fenêtre, et comment peu à peu j’ai compris que c’était des cailloux lancés à la fenêtre, et comment j’ai vu Adam, tout à l’heure, à 6h, frigorifié, je suis descendu en slip et maillot, je lui ai ouvert vite, vite rentré, j’ai remonté le chauffage.

Je m’habille, redescends faire le thé, il est penaud, désolé, j’ai le cœur qui s’emballe, on va chercher quelqu’un qui parle arabe…

Il faut parler, tu dois raconter ce qui t’est arrivé, ce que tu veux faire, ce que tu comprends, et ce qu’on comprend, nous, ce qu’on peut faire, nous, pour toi, avec toi. Tu es jeune. Hier soir tu es sorti de la voiture comme un petit diable presque, en me disant, en français, « Bonne nuit » ! j’ai voulu te serrer la main, chaudement, tu as voulu checker, ça a été maladroit, les doigts se sont entrecroisés, cognés, et tu as couru vers ton friend, il fallait partir, rejoindre le camion, à une heure de marche. Track, piste. L’Europe est une piste qui se poursuit, s’emprunte, du chameau à la voiture, au camion.

Le camion ce n’était pas sûr qu’il aille vers Dieppe ou Caen, pour embarquer, Calais c’est impossible maintenant, le camion, c’était pas sûr du tout, on n’a pas compris, tu as parlé de Toulouse, d’autres destinations, c’était une chance que le camion aille. Aille.

Je dois parler des deux, tu comprends ? je dois parler et de notre cours de tango et de notre histoire avec Adam, parce que c’est la même histoire mais cette histoire est placée différemment dans la Toile, dans le ballon de l’univers qui s’étire et se contracte, les deux histoires s’écrivent avec le même cœur, tu entends, le même cœur, et si je ne parviens pas, si nous ne parvenons pas à raconter, réciter ces deux histoires en même temps, avec les arrêts nécessaires, avec la plasticité, la force et la légèreté nécessaires à notre « centre de personnalité », nous ne serons que des guignols, tu entends ? des guignols.

Adam dort. Dominique est levée, le jour est levé. Le cœur est quelque chose qui se travaille, tu entends, c’est un travail, un labeur, un exercice, la joie est un exercice, tu entends ?

A force de demander Tu entends ? les voix s’éloignent, s’évanouissent dans du grand silence, nous nous arrêtons, la musique semble éteinte, puis elle reprend, un appareil, le téléphone de Dominique était resté branché au premier étage et on l’a entendu, et Dominique est monté l’éteindre.

Adam dort à côté, les rêves livrent leur tango, la communication des rêves et de nos veilles.

Sois plus précis, Philippe. Relève la tête, écoute. Dominique est plus dans l’exercice que toi.

Nous ne gagnons plus grand-chose à nous héroïser, soit soi soit autrui avec les contorsions guignolesques de l’héroïsation, de l’admiration, etc., la disparité des consciences est un ingrédient à travailler, à exercer, nous avons à improviser selon l’atmosphère, selon l’air que nous respirons, que nous rejetons, pensées et actions et vie-monde que nous créons à force de vivre, que nous détruisons-créons à force de vivre, de vouloir vivre, de vivre-vouloir, ce matin le tango est arabe, le tango s’offre à l’enveloppe musulmane de la terre, respire, respire, encore, respire, oh mon dieu.

La joie ? il aurait pu mourir dans un camion frigorifié, il aurait pu être arrêté par les flics, être dépouillé, etc., il est revenu, il a retrouvé le chemin, il a toqué au carreau, j’ai fini par l’entendre, je lui ai ouvert.

La littérature, la poésie est une action permanente et un arrêt permanent sur image, sur action.

Nous nous exprimons ici de façon anarchique, mais on ne s’y trompe pas, avec le tango, on ne s’y trompe pas, la vie essentielle, concrète, s’exprime, trouve à s’exprimer et nous trouvons à écouter, épouser les contours de cette vie – roman, philosophie, poème, action, respiration. Cette puissance du mot respiration, nous la retrouvons, nous l’utilisons ici grâce à Emanuele Coccia, à sa, à son extraordinaire Vie des plantes[1]. Grâce à lui, la pensée tango en effet peut, même dans ce désordre apparent, peut rassembler ces deux histoires, qu’aujourd’hui nous allons développer, comme chacun de vous développe, épilogue et prologue sa vie, sa vie durant, tandas reconduites de jour en jour.

2

Samedi 31 mars, nous avons un Rimbaud à la maison, dis-tu, notre Soudanais de 17 ans, cet homme libre nous revient en effet – sa bibliothèque de pas, entre Soudan, Lybie, Italie, France, Marseille, Strasbourg, Le Havre, Dijon, Nancy, Dieppe, Caen… Il nous faut du temps pour éponger la colère, l’envie, l’énergie de la revanche, au contact du jeune homme libre, qui ne veut pas être accueilli par une France rabougrie, une France qui laisse mourir mon frère soudanais devant ses yeux. Ça ne me fait pas peur, dit-il, de retourner à la rue, je peux avoir faim et froid, c’est en Angleterre que je veux aller, je ne veux pas de la prison de l’aide française. Je le regarde écouter sa musique, chanter avec, dans sa bulle, juste là-devant, sur notre fauteuil, devant notre chaîne, sa musique, son corps, sa pensée de jeune homme revenu du continent de notre Rimbaud, aussi libre que lui et Semelles de vent prend un sens qu’on ne laissera pas aux Villepin et autres grands vaniteux de l’Occident[2].

Adam ne parle pas anglais ni français, juste jargon, avec ces danses loufoques avec le téléphone, la traduction arabe-français, français-arabe, avec le son, on s’approche, on parle dans le micro, on tend la voix de la traduction et le défilé du mot à mot sur l’écran, et grosso modo on finit par y arriver, à quelques gros contresens près.

Est-ce qu’on parle d’une tribu ? est-ce qu’on parle de guerres à venir comme passées, est-ce qu’on évoque la possibilité qu’en ce moment même un conflit ravageur nous ravage en effet ? Hier nuit et matin, oui, j’étais en guerre, mais aujourd’hui je vois ruines et renaissances. Langage, langage.

Nombril, cul ancré, torse libre, géographie de la respiration, globe composé de cette histoire qui vit ici, nombril, cul ancré, torse libre, inspirations, expirations l’une dans l’autre, création de températures, de variations propres à l’enthousiasme du vivant.

Qu’est-ce qui est de guingois ? cette bulle de langage ou ces maisons, ces immeubles autour qui n’arrêtent pas de faire le singe, d’imiter sans comprendre qu’habiter est un verbe aux semelles de vent ?

Tu es un homme libre, lui dit-elle. A free man…

Yes, yes, moi Free man ! Éclats de rire.

En attendant la rudesse de la suite.

3

5 avril, l’idée de bienveillance, dans nos sociétés peut devenir une idée faible, faiblement opposée à la dureté des relations égoïstes. Trouver une bienveillance chevillée à l’être, c’est autre chose.

Je viens de m’apercevoir qu’Adam est parti, cette nuit, ce matin, peut-être, lorsque je suis rentré dans le salon après avoir vérifié la chaudière, je voulais vérifier la pression de la chaudière, je suis rentré et en ouvrant la porte j’ai entendu un bruit, comme une autre porte, j’ai vu que la porte de la chambre d’Adam était juste repoussée, non fermée, je me suis dit qu’il était parti pisser, et puis non, et puis je me suis dit qu’il n’avait pas refermé sa porte, et puis Dominique s’est levée, nous avons parlé, je me suis fait un café, puis je suis retourné à ma place d’écriture dans le salon et passant devant la porte d’entrée j’ai vu qu’elle était entrouverte, pas refermée, et j’ai compris, j’ai alors compris qu’Adam était parti, qu’il s’était éclipsé, qu’il avait disparu. J’ai frappé à sa porte, par sécurité, j’ai entrouvert et en effet il n’était plus là.

Peut-être a-t-il voulu rejoindre son copain, a-t-il eu un nouveau « plan » ? peut-être était-il mal à l’aise de rester ici, il a mis beaucoup de temps hier à sortir de la chambre, il a été beaucoup au téléphone, parlant fort, et j’ai dû lui envoyer un message pour lui dire de venir et qu’on parle.

Il est donc parti, le jour est levé. Il a pris toutes ses affaires.

Adam, j’en suis sûr, est sorti ce matin, comme un indien.

4

Samedi 14 avril, y a-t-il une indolence générale sous-jacente à tout ce qui se vit ici ?

Le chat ronfle. Le chat offre une image quotidienne de l’indolence.

L’image des milongas, en ombres chinoises derrière des fenêtres la nuit, image de couples glissant doucement dans le silence du dehors, douce et indolente.

Le Week-end des Hirondelles[3] va-t-il être un grand Week-end d’indolence, derrière lequel je vais repousser mes obligations ?

Image étonnante : derrière le magnolia, en fleurs (signe sacré du printemps), derrière le grand calme du magnolia, et autour de nous, depuis le salon qui offre 180° de vue végétale urbaine, grand calme. Derrière ce magnolia placide, à travers ses branches je remarque soudain une grande agitation des branches du charme qui est derrière. Je m’assure qu’il ne vente pas. Les branches continuent à s’agiter, s’agiter. Je comprends que ce sont des oiseaux, des tourterelles peut-être, qui s’ébattent ou se battent. Mais l’instant de la détection d’un grand mouvement derrière la placidité vient marquer d’une croix cette matinée que je traverse, au soir de ma vie.

Parfois le rapport est inversé, les mouvements violents, intenses sont au premier plan, et, derrière eux, une placidité générale comme celle qui insiste en ce magnifique samedi 14 avril 2018.

Il me manque décidément presque tout pour exister aussi dignement que je devrais exister. (Le chat, c’est sans manque ni culpabilité, me dis-tu.)

La sensation a ses racines dans notre monde qui multiplie les pains, les soifs, qui intensifie les voracités, remplit un ventre qui ne cesse de gonfler de manque.

Et ce week-end de tango, qui me remplit d’une joie profonde ? – de cette capacité au fond ordinaire d’aimer tout ce qui est regardé, utilisé, reçu. L’amour est-il indolence générale ?

Que cherchons-nous en nous exerçant vers une perfection qui ne cessera de se dérober à nos pas, à notre mouvement, que cherchons-nous, dans la fête de nos abrazos, et dans le manège cosmique de nos milongas ? dites, que cherchons-nous ? et que cherchons-nous si nous le postons sur un Facebook dont il faudrait se retirer pour lui ôter la grande Voracité, l’idiotie vorace des échanges juteux de nos données individuelles, que cherchons-nous ? Nous nous évadons de nos vies privées, en redoublant d’intimité, intimité humaine et exo-humaine. Exo-humaine ? en ce moment je travaille mon défaut de doigts de pieds, je travaille la fluidité racinaire, je me fonds dans mon existence de plante, arbre ou herbe, grande variété du prisme végétal. Allant chercher nourriture dans le sol je me vois chercher nourriture dans l’air, dans le ciel, dans le haut, dans l’astre, et comment ce petit événement de conscience individuelle s’anéantit dans la conscience qui la précède et la suit, conscience du deux et du peuple. Que cela est béni. Béni, c’est le mot qui sort. Pourquoi ce mot un peu con, qui fait religion de la simple expérience-oui de l’instant, de cet instant qui se lève exactement comme le soleil perce au-dessus de la toiture là en face et m’inonde, nous inonde ?

En cet instant, tu te glisses, te faufiles, te confirmes en épousant la Musique de tous les sens.

Quand je danse avec toi, quand je danserai avec toi tout à l’heure, je te verrai peut-être comme cette surprise de soleil, se présentant au moment t où vivre est se nourrir.

L’émotion joue des tours et infiltre partout l’indolence générale de mon existence.

Le soleil s’est installé comme durablement. Bien sûr que non, mais on prolonge ; on joue les prolongations – lumineuse mélancolie.

Lorsque présence et absence dansent vraiment, s’exercent vraiment, dans leur couple d’une si juvénile fidélité, c’est une joie, pour nous, leurs servants, et nous pouvons sans jalousie laisser des poètes de toute discipline nous nourrir, et laisser toute vie, la nôtre, sans titre, advenir dans sa danse, sa milonga cosmique.

Le printemps est une émotion stratégique, un rendez-vous primordial. Ce printemps occidental accueille, vient réchauffer la terrible expérience d’hiver rouennais du Soudanais. La douceur du jour printanier vient aussi de Notre Dame des Landes, une douceur insistante derrière les brutalités de l’Histoire majoritaire et derrière le fantasme juvénile de guerre civile.

Pour aujourd’hui, le soleil, de sa course réglée et singulière, ayant atteint le coin haut droit de la porte fenêtre et le dépassant, nous allons nous saluer ici, nous donner congé. Nous avons, vous et nous, à faire. Bye.

5

27 avril, comment revenir dans la roue du jour, dans ce qui nous attend aujourd’hui ?

Comme Adam, qui est revenu ce matin. A travers la vitre je lui ai fait signe que la clé se trouvait derrière le volet, il est entré, nous nous sommes salaméqués, il est allé dans sa chambre, puis est monté dans la salle de douche en haut, au lieu d’utiliser la salle de bain du bas, il a fait craquer les escaliers, il est resté un moment dans la salle de douche, est redescendu, à nouveau craquements d’escaliers, a filé derrière moi faire sa prière sur le petit tapis qu’il n’a pas secoué, cette fois, parce qu’il a vu que c’était déjà propre, et j’ai juste poussé sa porte pour ne pas entendre sa prière, et continuer la mienne en quelque sorte, qui, quand même dure beaucoup plus longtemps que la sienne.

Puis il s’est couché et m’a dit, bonne soirée. Le soleil allait apparaitre au-dessus du toit de zinc.

Ici, je crois que je peux danser les deux rôles : le rôle de l’hôte. Qui a les deux sens, actif et passif.

Jouer les deux rôles ne signifie pas qu’on se passe de l’autre ou qu’on ramène l’autre dans son giron, dans sa raison. Jouer les deux rôles, s’intéresser aux deux rôles, c’est s’exercer au réel qui ne cesse d’instruire le dialogue, la dynamique du dialogue, de la conversation, de l’être comme conversation infinie. L’acteur, le danseur, le citoyen, l’amant, le philosophe, en dépit de son appétit à jouer tous les rôles, ne sait pas, ne pourra jamais se mettre à la place de l’autre, de cet autre avec lequel il joue, avec lequel il danse, il fait cité, avec lequel il fait l’amour, avec qui il pense. Conversation infinie. Tango. Danse avec l’étranger, féminin, masculin, neutre. Danse avec l’étranger, proche et lointain. Danse.

Philippe Ripoll, extrait de « VI∉S DANS∉S, journal de mutations », repris au 22 décembre 2018


[1] Emanuele Coccia, La vie des plantes, Bibliothèque Rivages, 2016. « A bien voir, les plantes sont partout : non seulement en face de nous, transfigurées dans nos aliments, dans nos chaises et nos tables, dans le corps des animaux qui nous entourent et qui les ont mangées, dans l’air que nous respirons. Elles sont partout aussi et surtout dans tout ce que nous savons du monde. Nous refoulons surtout à quel point les plantes soutiennent, nourrissent et façonnent notre connaissance du monde. » (…) « Parler des plantes signifie parler de l’origine de notre monde, de son début perpétuel, qui se répète à chaque instant, à chaque lieu du globe. » in https://diacritik.com/2017/05/03/emanuele-coccia, publié dans Droit des animaux, Ecocritik, Entretiens, Livres

[2] Dominique de Villepin, Éloge des voleurs de feu , NRF-Gallimard, 2003.

[3] Rendez-vous annuel de l’association Cuatro Tango, milongas et stages, dans l’agglomération rouennaise.