Une poussée hier demain, une poussée hommes femmes : tango

dimanche 23 septembre 2018

Présente est la poussée , la poussée-deux, présente la poussée terre ciel, la poussée psoas, la poussée nord sud est ouest, présente est la poussée-hier et présente la poussée-demain

Tantôt je vais plutôt à hier tantôt je vais plutôt à demain

Mais là où je pousse c’est poussée une sur hier demain

La poussée a lieu, a élu domicile, usine et hôtel, au centre de gravité

Présent, très présent est ce centre de gravité, cet aimant où naissent, s’éloignent, se collent hier et demain

C’est très beau

Ça a l’air d’être une découverte du merveilleux seul, je me découvrirais seul au milieu du deux, seule poussée d’un Unique Corps

Mais qui donc m’enseigne cela ? c’est toi, c’est toi, non pas ma part manquante, ou alors manque serait le nom de cette sensation d’une force en écart de soi

C’est donc toi, et la vie que c’est avec toi, la poussée, le centre de gravité qu’il y a, qui se meut entre nous

Et c’est toi une professeure de mouvement, de mouvement tango qui arpente ces questions et invente des transmissions

Je parle de deux femmes bien existantes et de toute une poésie qui s’agrège autour de la vie émue et de la vie travaillée, et indissociablement je parle de tout un peuple, femmes et hommes, qui émeuvent et travaillent, nous émeuvent et nous font travailler

Ce sont ici quelques notes en vue de trois lignes, trois vers, qui rassembleraient cette connaissance intuitive qui pulse entre nous

 

Si je m’identifie à hier, si je t’identifie à demain…

c’est cruche, ça casse

 

Si je m’identifie à homme, si je m’identifie à femme, c’est cruche…

ça casse

 

Le tango est au cœur de notre reconfiguration relationnelle

mais il a du mal à lâcher le tangocon, scotché à hier et vrillé dans sa domination du si tentant féminin demain

 

Mais ce ne sont que notes en vue de trois vers, qui rassembleraient notre joie

 

À l’évidente difficulté de ne pas utiliser le mot tango, je réponds en cherchant le mot, la dimension avec laquelle il ferait couple, pôle – solitude ? guerre ? rapine ? viol ?

 

Pourquoi ai-je besoin d’un mot qui rassemble, qui nomme la relation, la danse ?

Dans ce besoin, dans cette poussée, le mot alors a l’exacte place du centre de gravité

 

Le mot est entré dans la turbine, l’opération du mot est entrée dans l’opération du monde

 

On poste ça ? allez, on poste ça, merveilleux désert au sein du nombre