Deux textes en cours, Deux en cours

jeudi 1er février 2018

La nappe est rouge.

Les rideaux sont rouges.

Les murs sont orange.

Son pull à elle est rouge.

Son pull à lui est rouge.

Cris et chuchotements.

 

Peut-être que c’est deux textes différents qu’il faut écrire, Les Lettres d’Elise, et ce texte, sans titre encore, qui fait du couple, de notre couple, le sujet, l’initiation.

Quand on danse avec quelqu’un, on danse complètement avec quelqu’un. C’est exclusif, et quand ça ne danse pas bien, l’exclusif devient exclusion, c’est cruel mais c’est comme ça.

Peut-être que c’est deux textes, l’un avec Elise, l’autre avec Dominique.

Mais précisément l’art exclusif s’apprend en le partageant, en s’échangeant.

deux textes, l’un à dominante Elise, l’autre à dominante Dominique.

 

Si tu hésites encore maintenant, tant pis pour toi, tu n’écriras rien.

 

Il importe d’ouvrir le couple – avec une pensée libérée du rapport de genre, une pensée post-domination. Le rapport hommes-femmes devient paradigme de toute relation libérée de la domination, plus exactement de toute relation libérante.

L’exercice relationnel est exercice de libération, de sortie de domination.

Est-on jamais libéré de la domination ? non, toujours et encore on se libère de la domination.

La domination devient un jeu toujours déjà au passé.

On peut jouer au christianisme avec le féminisme.

Qu’est-ce que tu racontes là, qu’est-ce que tu veux dire ?

Le coup de force du christianisme, c’est la résolution, c’est le messie arrivé, attesté, c’est de dire que la vérité a eu lieu.

Entre hommes et femmes, ça y est, c’est attesté, la domination est dissoute, il n’y a plus qu’à, et c’est là que ça commence, la créativité, la pensée, l’incarnation.

Si on trouve un nom pour nous nommer dans cette nouveauté, nous commençons une histoire aussi puissante, plus puissante encore, que celle du christianisme.

Le communisme n’est pas le nom de cette nouvelle histoire. Féminisme est un stade intermédiaire.

L’hemme ? c’est un mot théorique.

Notre unité est l’intériorité du deux qui nous échappe à mesure qu’on la pénètre.

 

Ces deux textes, Les Lettres d’Elise, et Nouvelle histoire d’amour.

 

D’où que tu arrives, lieu juste, ni présent, ni passé, ni futur, temps juste.

Présence, passance, futurance – futuranse…

Un même flux.

 

Nouvelle histoire d’amour, comme nouveau testament.

C’est exagéré ? c’est ridicule ? contre-productif ?

Toute remise en religion est fautive.

Mais religion scientifique aussi fautive, et l’art, brandi par les uns et les autres, croyants et savants ne sera qu’un dérivatif, un soin palliatif.

Ce qui rassemble tout le monde, c’est le sens de l’exercice, non pas la prophétie, non pas le dogme,  non pas la fragmentation du vrai dans l’impossible théorie générale scientifique, non pas le repos flemmard du jugement esthétique proposé in extremis comme dégagement des impostures efficaces – la Vérité, la Vérification…

Le religieux se maintiendra longtemps et la robotique orpheline à jamais aussi.

C’est à nous exercer, tous nous exercer, qu’on se retrouve dans un paysage plus vivable.

Et l’idée d’exercice, l’éthique de l’exercice fonctionne partout, en science, en religion, en art, en amour – en politique.