Dédicace à une personne aimée en guise de vœux 2018

 

 

 

 

 

 

jeudi 4 janvier 2018

La dédicace porte sur le livre de François Jullien, Dé-coïncidence.

Et elle ne reste pas entre nous deux.

Ni supporte d’éternelle quête de reconnaissance de la part du dédicateur.

 

Lorsque nous parlons directement à Dieu, l’affaire semble réglée.

 

Elle est réglée, nous parlons librement, entre nous.

 

Littérature fait, provisoirement, bulle de protection.

On ne te sommera pas, toi, la dédicataire, de t’exprimer.

Esprit milonga. Tango fait bulle de protection idem.

 

En quoi sont-ce des vœux ?

Ce sont des vœux pour nous, immensément personnels et immensément politiques, mais en creux, en creux de nos personnes et en creux du politique. Le politique : manières de vivre avec notre vouloir et notre incapacité, de vivre avec ce qu’on veut et avec ce qu’on ne sait pas vouloir, et manière aussi de vivre avec ce qu’on ne veut pas – réguler ce qu’on ne veut pas.

J’ai aimé la première partie des vœux de Sandrine Rousseau (Mediapart). Liberté, Marianne, mon corps de femme, magnifique. Après, exercice de positivité républicaine qui tombe de soi-même dans son négatif, le négatif du bon sentiment (le négatif du positif, si on lit François Jullien).

Tiens, je n’ai pas écouté les vœux du Général poupon.

Voici les vœux, voici la dédicace.

mardi 2 janvier 2018

(Au matin puis au soir)

Que ce livre – Dé-coïncidence – vienne, à nous, à toi, à point nommé. Je viens d’en finir la lecture. Je t’ai offert ce livre à Noël et entends te le réoffrir après lecture.

Dans la librairie même, souviens-toi, le monde, la file d’attente à la caisse dans l’étroit couloir, goulot coinçant tout voleur potentiel, nos pas séparés dans les divers étages du grand magasin, puis ce tour que je t’ai joué et que tu as mal pris parce qu’à peine trouvé ce livre qu’illico presto j’ai voulu te l’offrir et donc d’abord te le cacher, et profiter de ton absence pour. Et toi, ensuite, me voyant t’attendre une fois payé, furieuse de n’avoir pas été attendue, à défaut d’être accompagnée dans la flânerie, l’agréable et courte flânerie que c’est que chercher tel livre pour telle ou tel – si bien que pour m’excuser je dus t’avouer qu’il s’agissait d’un cadeau pour toi.

Puis au moment de Noël, je ne devrais pas l’avouer, j’ai oublié quel livre je t’avais offert, nous avons vraiment peur de mourir et nous nous inventons moultes fautes, et nous oublions, nous nous séparons avant terme, puis le paquet ouvert, le tien, le mien (le mien, Sept femmes par une femme, entendre, bien sûr « cette » femme, lectrice, il s’agit du livre de Lydie Salvayre – merci à toi, et, pour toi, ce Dé-coïncidence de François Jullien, ah, François Jullien).

Et de la librairie l’avant-veille de Noël à la milonga du 31 décembre, une clarté exceptionnelle, biographique et philosophique : milonga parfaite, trop parfaite pourrait-on dire, à dire, à coïncider avec la Dé-coïncidence dont François Jullien élabore le concept, patiemment, obsessionnellement, comme à son habitude, composant par là même un petit « précis de décomposition » de la philosophie (qui me va mieux que celui de Cioran), une petite « contre-histoire de la philosophie » (bien plus intéressante que celle, abusivement nommée ainsi, de Michel Onfray).

Nous étions au Paradis, tu m’avais concédé cette milonga quand tout te portait à une soirée dans le creux de la Fête Générale, une soirée à deux, près du feu, à lire, et peut-être à faire l’amour, nous avons dansé trois, peut-être quatre tandas, je ne te sentais pas tellement présente, tu exécutais de toi-même, mécaniquement, des figures, qu’à un moment j’ai suivi avec plaisir, j’étais, moi, plutôt maladroit – nous fusionnons trop souvent nos petites détresses, nos négatifs, et plutôt que te séduire, chercher à te séduire pour réallumer le désir de danser ensemble, pour nous imposer ensemble face au paysage discordant de cette milonga parisienne – beaucoup de milongas, à Paris ou ailleurs dans les capitales d’Europe, s’offrent à la caricature, à la laideur d’une sociologie attendue, s’offrent à la brutalité ricanante des Gogol tapi en chaque être un peu pensant, et alors percevant pour de bon le grand spectacle discordant de l’humanité engoncée en elle-même –, bref, je me suis complu dans le déplaisir.

La vérité, notre vérité biographique croisée au livre de François Jullien, me fut révélée dans la milonga du 31 décembre par cette tanda, interrompue après le deuxième morceau, avec la personne « la plus laide et la plus méchante » qu’il m’ait été de rencontrer.

Je l’ai invitée, j’ai invité mon négatif. C’était au sous-sol, deuxième salle dédiée au tango alternatif – à ce moment-là, c’était une pause classique : après avoir balayé du regard la salle de bal – j’étais au pied de l’un des deux escaliers –, aucun lien, aucun désir de rencontre ne se faisant jour, à ma gauche, tout près mais presque masquée par plusieurs personnes entre nous, je croisai le regard d’une femme assez grande, anguleuse, vêtue d’une robe grise serrée, cheveux noirs, et pour suivre la logique de cette accroche quasi mécanique du regard, je hochai la tête, pour finaliser l’invitation, qu’elle accepta. Nous commençons en abrazo fermé. Il y a une première hésitation, puis une deuxième, puis très vite : « Je ne comprends pas du tout votre tango ». Je ne réponds rien, je réajuste, j’essaie de réajuster mon abrazo, elle me repose la question en anglais, ou bien me demande si je suis français, Oui, oui, je suis français, je viens, non, je n’habite pas à Paris, j’habite à Rouen, tout cela est déjà trop long, toute parole est trop longue quand je danse, nous devenons de plus en plus maladroits, j’adopte l’abrazo ouvert, Mais je comprends, s’exclame-t-elle méchamment, vous ne dissociez pas du tout ! ah là non, je ne comprends vraiment pas, ça ne va pas, ça ne va pas du tout… Je la regarde, et, essayant de reprendre l’abrazo, je vois le corps le plus laid du monde, l’abrazo le plus difforme que j’ai jamais vu et ressenti, son bras droit collé à son buste et sa main gauche me barrant littéralement l’avant-bras, signe des plus manifestes de refus de l’autre, de barrage contre l’océan de l’autre. Six minutes d’enfer. Un corps tordu et rancunier, luttant contre le mien, figure remontée d’un fonds inédit Egon Schiele. Je l’ai aimablement congédiée à la fin du deuxième morceau. Et, bien que tu m’aies ensuite invité à danser une, puis une autre tanda, voyant que je m’étais « laissé démonté » par cette méchante, bien que généreusement tu aies voulu me remonter dans mon assurance de danseur, je n’ai plus pu danser de la soirée, et je dansais de plus en plus mal avec toi, qui, de toute façon n’avais que peu envie de danser.

Je t’ai vue solliciter Charlotte et tu m’as à plusieurs reprises invité à l’inviter, ce que nous n’avons pas fait sur le champ, mais un peu plus tard, et cette danse avec Charlotte fut affectueuse dans la déception partagée (elle -même l’éprouva lors de cette milonga – sans un épisode désastreux comme le mien) mais non compensée par le charme dansant qui parfois nous rallume, cette tanda ne sut rien exprimer d’autre que l’aimable trace de ce qu’elle cherche toujours à exprimer en dansant avec moi : un désir, une nostalgie, un désir nostalgique de grande rencontre, un lointain horizon de perfection fusionnée. Cette femme a quarante ans mais son âme corporelle en a dix de moins, et son désir, sa présence dans l’abrazo, m’actualisent ton âme corporelle au moment de notre rencontre à 26 ans.

Le livre est dédicacé à une Laure Jullien. J’ai d’abord pensé à l’épouse de François Jullien, mais le contenu de l’épigraphe fait plutôt pencher pour sa fille : « A Laure Jullien, pour dialoguer avec son travail ». Fille artiste, vraisemblablement.

A l’époque de notre rencontre, nous nous sommes entrelacés des dialogues entre Claire Parnet et Gilles Deleuze, la philosophie a joué son rôle d’entremetteuse dans notre histoire, je crois même qu’elle nous a mariés. Même si ni l’une ni l’autre ne sommes devenues philosophes… ne remarques-tu pas que l’usage illégal d’un genre grammatical féminin déclaré dominant dans la phrase introduit entre nous peut-être une complicité, une sororité possible quand la répartition sous dominance masculine nous renvoie dos à dos à ce que hommes nous sommes et femmes vous êtes… j’ai si grand désir d’amour complice avec toi.

Loin de me dégoûter du tango, cette aventure désastre d’une milonga idiote de réveillon, alliée au livre magistral de François Jullien, me donne une fringale de tango et de conversation tous azimuts avec toi, une fringale de travail avec toi.

Lis donc ce livre, si tu le souhaites et dis-moi.

L’art, la littérature, « l’existence » tiennent le creux du livre.  Cette lettre dédicace s’y loge en creux, aussi, comme tout lecteur, spectateur, amant se logent en creux d’une œuvre consistante. Mais surtout je te vois, toi, d’emblée, c’est le roman de ta lecture qui m’intéresse, qui d’emblée me plaît quand bien même je ne le connais pas encore ni jamais vraiment sans doute.

Le texte qui est en train de renaître (que j’essaie d’écrire, Les Lettres d’Elise), de revenir à la vie seconde par le tango sera par toi écrit en creux. Non pas lu, mais écrit. Je me souviens d’un texte de Strindberg, une courte pièce, un monologue, non, justement, un dialogue dans lequel le silence de l’autre est d’un bout à l’autre acteur de la parole du jactant.

Dans le texte qui s’écrit, Les Lettres d’Elise, c’est ainsi, sauf que c’est l’existence même de l’autre qui signe, peut signer de son nom.

J’assume la plus vive solitude, à mesure de la tienne, souvenir impérissable de Walt Whitman et d’Emilie Dickinson, laquelle connaissait ce dernier (pour avoir eu vent de lui mais peut-être pas pour l’avoir lu ?) et le réprouvait, il y a beaucoup de silence entre ces deux-là et le silence féminin sonne plus longtemps que les éclats de simplicité de l’homme – en ce moment, c’est une conversation imaginaire qui se déroule dans ma tête, sans que je l’entende vraiment – je me trouve comme un enfant couché derrière la porte, entendant leurs voix et ne comprenant rien aux phrases, rien à la langue de ceux, celles que j’aime…

Bref tu écris, vraiment, mais de ton écriture spécifique, sans écriture, ta vie s’écrit à mesure que s’avance la parole tango, pour laquelle je ferais fonction de pavillon, sur le gramophone, le disque se gravant au fur et à mesure qu’il est diffusé. C’est l’intuition de ce texte qui s’arrête dès que tu parles d’arrêter le tango ou dès que tu bifurques dans le désamour pour cet art découvert sur le tard…

Dans ce texte, tu es « complète ». Complète parce que tu n’y figures pas en portrait. Nous faisons un portrait d’Elise, Elise s’y retrouve, mais incomplète, et j’espère, magnifiquement incomplète, mais toi, j’aimerais, non, je sais (mais il est tard et même si je n’ai pas bu, la fatigue peut me faire dire n’importe quoi), j’aimerais, que dis-je, je suis persuadé que tu t’y trouves complète. « Complète » peut porter à malentendu, complète dans le creux, dans le silence acteur, non que je réussirais ce tout de force de te « représenter en creux », de maîtriser ton évocation, non, pas du tout, complète parce que d’un bout à l’autre tu y vis, circules, interviens de temps en temps, mais très peu, progresses dans ta propre voie, non dite, et même non sue ici, mais constamment présente, et je crois que lecteurs et lectrices, car nous sommes vraiment à découvert, je crois que lecteurs et lectrices ont leur partition à jouer, et ce qu’ils ont à jouer, c’est « de nous deux ». Qu’ils aillent et viennent entre nous deux, qu’ils jouent de toi comme de moi, à leur guise, s’ils aiment la musique et l’exercice tango qui s’y loge…

Tu verras, vers la fin du livre, Jullien évoque Baudelaire, Mallarmé, Rimbaud. De Baudelaire, La chevelure, l’amour d’une prostituée, de Mallarmé, Sainte, l’amour vitrifié d’une sainte, Rimbaud, le voyant impénitent souffrant de l’autre à chaque bout de son tissu d’homme-femme, le féminin dans tous les cas est instrument, instrument aimé, adulé, mais instrument de la solaire solitude.

Ce ne sont pas les bons exemples, je crois, mais tout indique le lieu du rendez-vous, de la danse, de l’exercice de danse.

Les solitudes désormais dé-coïncident d’elles-mêmes, et pour autant nous ne prônerons nullement un pseudo poème de la communication, nous sommes décollés de nous-mêmes en tant que sujets, et notre amour n’est pas amour d’un sujet pour un autre sujet, notre amour est sujet, un sujet-deux qui s’exprime tantôt en effusion tantôt en dissidence mais, effusion inventive et dissidence créative – même si « inventif » et « créatif » sont des adjectifs lancés aux dés, toujours.

Mais je te sens bailler derrière moi, tu as fini ton livre (Goliarda Sapienza !). Montons.

Mercredi 3 janvier 2018

Peut-être continuerons-nous par une lecture partagée de ce livre (que je t’offre pour la seconde fois, après l’avoir effectivement lu), au plus près de la « démonstration » du philosophe.

Peut-être pas. Peut-être exprimera-t-on ailleurs notre besoin de rigueur – rigueur, tu n’adopteras peut-être pas ce mot pour dire l’ouvert de la passion, l’ouvert labouré de la passion, nommons passions notre passion initiale et la passion par laquelle cette passion s’est relancée, retrouvée, parce que bien sûr toujours déjà perdue et retrouvée.

La passion qui se condense sur le corps des amants, sur le périmètre étroit du jeu corporel des amants, est la même que la passion du monde, dans le monde et hors du monde. Personne n’a encore jamais su raconter une histoire d’amour, nous sommes arrivés dans ce périmètre – sacré parce q

u’encore jamais touché de pied humain – où histoire d’amour et histoire de monde se touchent.

Ils sont de plus en plus nombreux les handicapés philosophes, savants et experts à en appeler à l’art, à s’horizonner d’art quand les artistes – beaucoup – continuent de défaillir dans leur intégration catastrophique dans le Marché, la marche du non-monde…

Entre parler et écouter, entre dire et se taire, toujours l’un et l’autre dansant ensemble, même mal, même bien, même génialement, même mortellement – l’homme a d’abord pensé que te parler c’était te réduire au silence, et t’enchaîner à sa parole d’amour qui par quel enchantement a tellement eu besoin de t’anéantir…

La petite clé pour le petit masculin qui me traverse, tu sais où je la trouve ?

Dans le verbe réduire, qui d’abord inverse nos termes : c’est ma parole qui réduit ton silence, la puissance conductrice de ton silence.

Bien sûr c’est toujours le plus beau poème d’amour qui veut s’écrire lorsqu’on aime, et lorsqu’on souffre d’aimer et « plus beau poème » alors te réduit à l’esclavage d’un monde créé dans ton dos… Attends… Les phrases trébuchent, s’agencent n’importe comment : le plus beau poème d’amour t’a réduit en esclavage dans ce monde le plus beau que fut l’art, créé dans ton dos.

La clé n’est pas mystique, elle ne reconduit pas indéfiniment la propriété du sens, l’illusion solitaire de vérité.

Ce que je voulais dire ?

Je me sens plus libre avec toi, et toi ?

Je t’aime mieux, je crois, non ?

Tu as dit, Tu m’aimes plus qu’avant et disant cela, une mélancolie s’abattait sur toi, c’est donc qu’avant je t’aimais moins ! je t’ai montré l’image de la petite fille que soudain je voyais dans tes yeux, à même ta peau de soixante ans, et on a même pleuré sans savoir pourquoi, la scène était jolie.

Je me souviens au tout début de notre histoire, je me souviens bien qu’au cœur de notre abrazo j’éprouvais la mélancolie solitaire de voir le couple que nous formions, d’en voir la beauté parce que notre histoire me semblait frappée d’impossibilité – le deuil non fait d’une autre histoire… on a toujours le deuil très solitaire, un deuil non fait d’une autre histoire.

 

Ah. C’est trop long comme dédicace.

Et accrochée à un livre que n’importe qui peut ouvrir, c’est gênant

Est-ce à dire que ce livre que je t’offre devient ta propriété exclusive ?

Chaque livre qu’on aime est exclusif, exclusivement « mon » livre. L’exclusivité est une source authentique de partage, de « communion ».

Notre drame, notre drame capitaliste est d’avoir voulu prolonger, éterniser l’affect de propriété, car la propriété n’est qu’un affect, dont nous avons fait un état de droit, une législation originaire.

Ce livre que je t’offre exclusivement est un de ces livres les plus partageables, et notre secret s’y resserre d’autant plus qu’on l’abandonne à l’ouvert d’une place publique – certes, pas n’importe quelle place publique, c’est là tout l’esprit politique de l’amour. Il vente fort ce matin, nous ne nous abandonnons pas à tous les vents, à tous les enlèvements de Sabine que l’esprit du Rapt humain reproduit jusqu’à saturation, jusqu’à destruction des richesses raptées.

Car je te déclare, allons, un instant seulement, cette prose, un instant, et vous en verrez le maelstrom, puis le simple calme, je te déclare la plus grande richesse sur terre comme au ciel – penser un instant, mais un instant immensément recueilli, penser un instant que Dieu c’est toi, de provenance féminine, que Dieu est mot au féminin, ne serait-ce qu’un instant, comme on proposerait ne serait-ce qu’un instant à l’athée de reconcevoir sa passion de Dieu… Ces phrases pourraient tomber dans le puits des discords, des malentendus, c’est… nous sommes dans le cadre monothéiste : Déesse, on t’a fait le coup depuis le début, et c’était l’entourloupe assurée. Non, l’idée-passion ici c’est Dieu monothéiste engendré au féminin dans l’esprit humain. Oh, juste un instant, et puis religion sera un mot relancé avec des ami.e.s religieux, éventuellement, parce que nous n’avons nullement besoin de re-coïncider avec ce mot… Juste aimer la source de nos différences, de nos différends même, non plus seulement avec l’idéal de l’abrazo mais avec le réel polarisé, avec le réel polarisé et dévié de nos manières d’aimer, de nos abrazos. Je t’aime. Tiens, voilà le livre, cadeau pour une seconde fois, « Dé-coïncidence », par l’auteur de « Une seconde vie ».

 

P.S. J’aimerais juste rendre hommage à cette personne vécue comme « la plus laide et la plus méchante » (avec des formules comme ça, nous savons que nous sommes encore et toujours dans des contes pour enfants), non pour la « sauver » artificiellement, ni la condamner injustement par le verdict du style. Si j’en avais le talent, elle deviendrait support d’un magnifique personnage et je ne voudrais pas que mon absence de talent la précipite dans le gouffre du mauvais mal (celui dont on se repait hors littérature)… Stop. L’hommage n’est-il pas déjà écrit ? oui. En bref.