Histoire des anarchistes d’Octobre et Atelier Guerre et Humanité

samedi 25 novembre 2017

journal, journal

cet après-midi, participation spontanée (Lecture d’un peu de Sur ça de Maïakovski) à un meeting, une rencontre organisée par les anarchistes, sur la relation tragique entre bolchéviques et anarchistes

l’histoire, comme le reste, je la connais par ouï-dire, en quelque sorte

Mais le ouï-dire fonctionne autant comme chambre d’écho

S’il y a une partie à lire c’est l’épilogue – l’arche aborde

L’arche aborde

L’an-arche aborde

 

Pas de discours, juste l’intro. Avec l’invitation à s’intéresser de près à Maïakovski

Anarchisme et féminisme ?

 

C’est l’idée Maïakovski qui a interpelé Jean-Pierre Levaray

 

Je m’éloigne de Maïakovski.

M’éloignant je vois le déni de la guerre civile. Le poète qui a dénoncé la guerre 14-18 fait l’impasse sur la guerre civile, la guerre de fondation de la révolution bolchévique.

Ici n’est pas une fuite.

L’anarchisme n’est pas une utopie, ce serait un mode de vie, une façon de vivre, d’agir, de s’associer.

Maïakovski a fabriqué des tracts et des tracts de propagande, a écrit des textes de circonstance révolutionnaire, jamais il n’a été un idéologue, il n’a, me semble-t-il, jamais bifurqué de cette unité révolution poétique-révolution politique, noyau porté par la « suprématie de l’autonomie artistique » comme mode suprême de vie.

Sa voix rassemblait intellectuels et ouvriers, salle combles mixtes.

Je vais lire dire. Me laisser habiter par la voix de Maïakovski.

Gratitude envers les grands moments artistiques, poétiques qui, à un moment au moins de notre vie, nous ont sauvés, « sauvés » du désastre, de la mort, de la dépression, de l’abandon pur et simple, de cet abandon qui nous rend disponible à la violence suicidaire autant qu’aux pansements empoisonnés de la vie rangée, intégrée, soumise.

Les débats idéologiques ne nous intéressent pas, seuls des « débats vitalistes ».

Je rattache l’épilogue de Sur ça au livre de Bruno Latour, Où atterrir ? comment s’orienter en politique ?

Et un intérêt qui va croissant pour Philippe Corcuff.

La situation familiale s’interpose ? dans le cerveau.

 

Une vie post-enfance avec les enfants.

Comment fonctionne la révolution, la mutation, entre nous ?

Ce soir on sera à Lille, anniv de Juliette, 20 ans.

 

L’atelier d’hier. Mélancolie ? un atelier qui me mettrait en surplace ?

Ces situations résistent à tout, à toute introduction poétique.

Première heure, rencontre assez magique.

Après la pause, difficulté majeure, moi la carotte, la prof le bâton.

 

Ici tu t’intéresses au moindre détour, c’est un cerveau en formation, les linéaments se forment, s’allongent, tu n’hésites pas à allonger ta parole car ta parole est en quelque sorte une création de cerveau.

Mais en situation sociale, tu n’as pas encore le bon feeling, c’est pourquoi, souvent, tu es trop long.

 

Je vais utiliser une énorme police et un auteur par page, même dans les présentations, de façon à ce que chacun, chacune, puisse prendre ses feuilles et en faire l’usage qu’il, elle souhaite.