Samedi 1er juillet 2017

 

Mieux rien que pluies avalanches de non-quelque chose

Le discors, le dis-, le dys- et le oui s’enjoignent d’abord en rien

Rien n’est pas non-quelque chose, rien est oui, oui à rien

A quelle corde mentale vitale touche rien ?

A la corde neutre – hypothèse

– Le régime métaphorique c’est rien encombré de quelqu’autre avec promesse de vérité dans l’écart

Nous repoussons les prosaïsmes de nos affects tricotés à l’économie financière et symbolique de notre existence individuelle

 

Je réagis encore en propriétaire, en possesseur – de mes biens, de mes actions

La fenêtre poétique, la fenêtre libre ne s’ouvre que rarement, chaque jour mais rarement

La vie matérielle relationnelle domine, la dominatrice l’emporte chaque jour

Sauf qu’une clé parfois, la clé rien ouvre la fenêtre, porte-fenêtre au mitan de la domination ordinaire, quotidienne

La nuit a été rêves prosaïques, afflux de réalité ordinaire appuyant sur les afflux de non quelque chose : une vie étranglée par échec plus échec etc.

Si je parle si je pense échec à l’endroit, dans la bulle, de mon individu

Je le pense tout autant je le parle, l’échec, à l’endroit de société, nation, région, ville, et monde, monde, cette idée puissante, sans terre, sans appartenance qui vit qui file comme filet d’eau vive ou bien pus, purulences entre les êtres, les habitants en économie réelle de l’être

Echec et mise en échec accélèrent les afflux de non quelque chose, de non vie

Si je retire échec, de quelque degré que ce soit, je retire en même temps réussite, gain,

En même temps je retire reconnaissance, car reconnaissance est reconnaissance sur fond de non reconnaissance, le fond non quelque chose trouve à se repousser, à se voiler et prend place démesurée dans l’obscur laissé par l’insouciance qui gambade dans la lumière

 

Cette langue, abstractions gorgées de métaphores, agit-elle sur les formes d’un récit ou d’un poème, agit-elle en décantation ?

Décantation de récit, de poème, d’action ?

Sur nos façons de raconter, de parler, d’agir ?

Mais quoi ! ce triangle encore ! cette marque vaniteuse d’une espèce dominante ! totale, finale ! solution finale de la vie ! l’humain transhumain !

Vous êtes dégoûtants

Il vous manque la case rien qui vibre oui jusqu’au tréfond flon flon

Penser rien délesté de tous les non-quelque chose c’est penser oui à 360°

 

 

Je suis visitable, mais je ne sais trop vous dire mes horaires d’ouverture, les heures de guichet

C’est pour ça que nous nous décourageons tellement

Nous croyons pouvoir nous visiter, avec joie, et c’est tout le temps fermé

D’où tant de violence et de visites mutuelles par effraction

Mais je vous assure je suis visitable et je n’ai pas toujours pris soin de ma sécurité vous m’avez plus d’une fois saccagé, détruit

Vous avez détruit le temple

Le temple de la personne vous l’avez combien de fois détruit, saccagé ?

Le temple de la personne n’est pas contenu du tout dans le pronom personnel

Le pronom personnel est peut-être le guichetier, employé plus ou moins compétent, oui, voilà

Le plus incompétent est l’employé je qui ne manque de rien, qui manque rien, à quoi pourtant il est employé

 

Archaïsme de cette langue voyons s’il nous mène à la pointe du langage qui vient

Qui réinsère la théorie, tumeur d’équations et de propositions abstraites dans le sang des constellations

L’horloge Westminster va, le jardin gris vert va, la voix sourde derrière la porte va

Le désordre sur la table blanche va

Va pulse

C’est du sang pulsé rien au cœur, par cœur-organe-rien

Je suis vraiment calmé

Magique ?

L’exercice est magique

 

Lorsque nous dansons, nous nous rendons un peu plus visitables, nous travaillons à la visite, nous marchons sur une piste et en nous, et nous conversons et convertissons nos violences soliloques en patience et passion dialoguées

Cette matinée aura-t-elle été tango ?

A en juger au sourire qui lui advient en guise de conclusion, de fin, oui

Ce fut rien et ce fut oui

Et la pluie des non quelque chose a redressé la plante, la fleur de rien

La fleur d’un monde ni en échec ni en idiote réussite

Comment s’organise-t-on aujourd’hui ?

Comment, comment chaque détail, chaque revers, chaque surprise d’un monde transformé par un petit geste

Comment tout ça se tuile, une fois la porte-fenêtre ouverte et que brise parfumée se compose en aura de chaque petit nous, nous qui trottons dans le temps relatif ?