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Réenregistrement de L’Innommable, de Samuel Beckett, in extenso, dans le studio de DUUU RADIO, au Théâtre de Gennevilliers, en plein milieu d’un texte-tango en cours. Trace de l’affaire.

 

TOUS CEUX QUI TOMBENT, expérience radiophonique chez DUUU radio

Diffusion rencontre de TOUS CEUX QUI TOMBENT

Expérience radiophonique –DUUU Unités radiophoniques mobiles–  avec des enfants de Gennevilliers autour du texte de Samuel Beckett et des images de Eamon Doyle

(En septembre ce sera la diffusion de l’Innommable, enregistré in extenso dans le studio de DUUU radio)

Ecouter l’émission

Cet objet radiophonique est issu d’une résidence d’une semaine de Philippe Ripoll à la radio DUUU, à Gennevilliers. Parallèlement à un enregistrement intégral de l’Innommable dans le studio improvisé au dernier étage du Théâtre de Gennevilliers, dialoguant avec l’espace poreux de la rue, Philippe Ripoll a conduit, en compagnie de Loraine Baud, un atelier avec le Club ado Jean Vigo installé dans les sous-sols du cinéma Jean Vigo de Gennevilliers.

Il s’est agi « d’organiser » une rencontre entre les jeunes de Gennevilliers, Samuel Beckett, Eamonn Doyle… et Franz Schubert.

Voici donc les « ingrédients » de l’objet radiophonique :

Un texte de Samuel Beckett, « Tous ceux qui tombent », première commande radiophonique (de la BBC) pour SB, écrite en anglais – elle sera traduite par l’écrivain et dramaturge Robert Pinget). SB écrit ce texte au moment où il traduit « dans sa langue », en anglais, avec grande difficulté, l’Innommable, troisième volet de la trilogie-monument de l’auteur phare du XXème siècle européen (Molloy, Malone meurt, L’Innommable) – l’opus beckettien est principalement écrit en français.

Une série photographique d’un artiste irlandais contemporain, Eamon Doyle, intitulée I, réalisée au long cours dans une rue de Dublin, sous l’influence explicite de la trilogie beckettienne (série exposée au Centre photographique du Pôle Image de Normandie).

Une parole vive des jeunes au contact des images du photographe, du texte de l’écrivain, de leur musique, de leur monde interrogé depuis la force de ces œuvres.

Tout est abordé et « monté » de façon fragmentaire, dispersée, La Jeune fille et la mort, de Franz Schubert incarnant un fil rouge, lequel tient solidement la méditation croisée de « tous ceux qui tombent ».

L’objet tient de la « performance », de l’improvisation, avec les moyens du bord, lesquels étaient plus que modestes, et c’est aussi cela qui donne à sentir l’émotion de la rencontre improbable et pourtant d’une évidence stupéfiante.

Le 20 mai dans le Musée des Antiquités de Rouen

drôle de NUIT e l’ANTIK

Performance-lecture avec Les Agamemnonz

Photo de Framboise Juin

Ulysse raconté aux enfants par Jean-Pierre Vernant (dispositif inspiré de Robert Cantarella – « Faire son Gilles »), Frédéric Boyer (Rappeler Roland – extraits du Cahier Roland), Céline Minard (Bastard Battle), Ezra Pound (traduction-adaptation des Trachiniennes de Sophocle),

La pub du musée :

« Toga party, nuit romaine festive et décalée Pop-rock au musée ! Tout droits sortis d’un film de Tarantino, les Agamemnonz consacrent les pépites soul, funk et pop des années 60 en hommage à la surf music : reverb, basse, batterie dans les mosaïques du musée des Antiquités, par les jeunes prodiges rouennais du plus élégant et dansant des groupes de surf. Ils jouent dignement en toge, testez votre esprit potache et venez en toge !

• En alternance avec les lectures performances de Philippe Ripoll, écrivain, metteur en scène et comédien, qui lui aussi surfera sur les mots du présent À l’Antique.
• Dégustation de gourmandises naturelles qui nourrissent l’humanité depuis… L’antiquité. Accès libre, dans la limite des places disponibles Renseignements au  02 76 30 39 50″

TRACES

Jeudi 2 mars 2017, au Centre pénitentiaire de Caen

Le 2 mars prochain, un évènement auquel vous êtes invité, auquel vous ne pourrez pas venir, parce que les portes seront fermées, parce que vous n’aurez pas d’autorisation d’accès, sauf quelques-uns, quelques-unes, qui auront charge de vous « représenter » en quelque sorte.

Ce sera au Centre pénitentiaire de Caen, ce sera une « restitution » du travail qu’on a réalisé à partir du projet « Variations de portraits, échanges de bons procédés » (lire le projet).

Un projet aussi « ouvert » que les autres, avec une densité particulière, due à la nature carcérale de son lieu, à la personnalité des participants, comme redoublée, intensifiée par l’enfermement.

Il importe d’ouvrir les prisons.

Bientôt des traces (c’est toujours long, avec la prison).

L’Innommable, une expérience avec Samuel Beckett, à l’occasion du finissage de l’exposition Eamon Doyle

C’était

Samedi 18 février, 17h, à la Galerie du Centre photographique, 15 rue de la Chaîne, Rouen

Quelques traces de la performance « L’Innommable, une expérience avec Samuel Beckett, images de Pierre Olingue, journal du lendemain

Et cette image, d’un auditeur regardé par son ami auditeur

 

A l’occasion du finissage de l’exposition Eamon Doyle

et en hommage à Samuel Beckett qui en est la figure tutélaire,


« L’Innommable », une expérience avec Samuel Beckett, pour ici et maintenant

 

Performance-lecture

Au cœur de l’opus beckettien se trouve l’Innommable, pensé explicitement comme noyau de toute l’œuvre, qui précède et suit.

L’innommable : ce qui ne peut pas être nommé et qui doit inlassablement être renommé, ainsi le pronom personnel je et son acteur principal : moi, « l’immoiable ».

Ce texte est un puissant « algorythme ». A l’époque de l’effondrement écologique, économique et symbolique de l’individualisme, ce livre reprend du service, c’est l’évidence : il décrit notre situation d’aujourd’hui, de plain-pied avec notre post-humanité, et le calme panique qui nous affecte. Il fournit le combustible dont on a besoin : une exceptionnelle concentration pour voyager à l’intérieur de la mise en abime de l’identité humaine.

En ouvrant le livre, c’est une voix, un tourbillon de voix qui se déclenche. Faire l’expérience aujourd’hui d’une lecture-diction de ce livre est une manière de se mettre ensemble à l’épreuve, lecteur et auditeurs, une manière peut-être de sortir de nos gonds.

Prochainement on pourra en écouter une lecture intégrale sur DUUU RADIO.

Durée 40 minutes. On prévoira les conditions comme si on allait passer la nuit ensemble. Coussins, couvertures, soupe, eaux, bières et pains…

En préambule, une diffusion premier jet de la proposition radiophonique réalisée à la RADIO DUUU avec le club ado Jean Vigo de Gennevilliers, autour de « TOUS CEUX QUI TOMBENT », pièce radiophonique de Samuel Beckett et autour des images de Eamonn Doyle, durant la semaine du 6 au 10 février.