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 SITE EN TRAVAUX (toujours)

Actus

  • Lecture performance de l’intégrale de l’Innommable, de Samuel Beckett au T2G, Théâtre de Gennevilliers, Centre dramatique national, produite et diffusée par DUUU Radio, du jeudi 14 au dimanche 17 septembre, dans le cadre de l’ouverture de saison du théâtre.

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  • Atelier d’écriture, 3ème année, tous « niveaux »L’écriture comme expérience – Le désir de changer – par exemple changer d’écriture – Déconnexions-Reconnexions / Révolutions-Grandes Continuités D’octobre à avril, séance d’ouverture le 19 septembre de 19h30 à 22h.

Lire la présentation ci-dessous, et calendrier des séances

  • « Cabaret révolutionnaire » autour de Vladimir Maïakovski, en compagnie de Patrick Verschueren et deux autres comédien-ne-s le vendredi 20 octobre à 22h à la FACTORIE, Maison de poésie / Normandie, ILE DU ROI – 27100 Val-de-Reuil     

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  • Atelier d’écriture à l’ESPE (Université de Rouen) ouverts aux étudiants et enseignants de l’Université

A partir d’octobre, les lundis de 16h30 à 19h

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  • En projet: séances-test d’écriture-tango, avec tangueros et tangueras

 

  • En chantier d’écriture

Les Lettres d’Elis∉

Journal de mutation

Lecture performance de l’intégrale de l’Innommable, de Samuel Beckett au T2G, Théâtre de Gennevilliers, Centre dramatique national, produite et diffusée par DUUU Radio, du jeudi 14 au dimanche 17 septembre, dans le cadre de l’ouverture de saison du théâtre.

« L’Innommable », une expérience avec Samuel Beckett, pour ici et maintenant

Une performance-lecture de Philippe Ripoll

Au cœur de l’opus beckettien se trouve l’Innommable, pensé explicitement comme noyau de toute l’œuvre, qui précède et suit.

L’innommable : ce qui ne peut pas être nommé et qui doit inlassablement être renommé, ainsi le pronom personnel je et son acteur principal : moi, « l’immoiable ».

Ce texte est un puissant « algorythme ». A l’époque de l’effondrement écologique, économique et symbolique de l’individualisme, ce livre reprend du service, c’est l’évidence : il décrit notre situation d’aujourd’hui, de plain-pied avec notre post-humanité, et le calme panique qui nous affecte. Il fournit le combustible dont on a besoin : une exceptionnelle concentration pour voyager à l’intérieur de la mise en abime de l’identité humaine.

En ouvrant le livre, c’est une voix, un tourbillon de voix qui se déclenche. Faire l’expérience d’une lecture-diction complète du livre pour la radio DUUU est une manière de se mettre ensemble à l’épreuve, lecteur et auditeurs, une manière peut-être de sortir de nos gonds.

Traces des jours d’enregistrement

Atelier d’écriture, 3ème année, tous « niveaux » d’octobre à avril, séance d’ouverture le 19 septembre de 19h30 à 22h

L’écriture comme expérience

Le désir de changer – par exemple changer d’écriture

Déconnexions-Reconnexions / Révolutions-Grandes Continuités

Ecrire c’est entrer en transformation

Une sensation, une perception, une idée, un récit, un poème, une simple phrase, une relation habitée en langage, avec une chose, un paysage, un geste, une personne, un personnage, une émotion, une pensée… c’est d’abord une transformation, un changement, une métamorphose – le lecteur, la lectrice font support réel de cette aventure transformationnelle incarnée.

L’atelier d’écriture s’attache à ce que chacun développe ses lignes de métamorphose dans l’écriture. C’est tout à la fois simple, détendu et très concentré.

Quelques mots-clés : bienveillance, calme, confiance de fond, goût du risque, lâcher-prise, passion, présence, rigueur…

Selon la dynamique du groupe, on se dirigera vers une e-revue.

Séances au domicile de Ripoll et extra-muros (expos, cafés, squats…)

Calendrier

3, 17 octobre

7, 21 novembre

5, 12 décembre

9, 23 janvier

6, 20 février

13, 27 mars

10 avril

 

Avril, mai, juin, un relais sera possible avec la séquence d’ateliers autour de l’opération « Duchamp dans sa ville », pilotée par l’Université de Rouen et la Fondation Flaubert.

« Cabaret révolutionnaire » autour de Vladimir Maïakovski, en compagnie de Patrick Verschueren et deux autres comédien-ne-s le vendredi 20 octobre à 22h à la FACTORIE, Maison de poésie / Normandie

Sur ça – quoi ? l’éternité désirante, la reprise révolutionnaire…

Café Révolution, autour de Maïakovski

Il s’agit de dire de larges pans de « Sur ça », l’un des grands poèmes de Maïakovski. Le plus grand sans doute. Et l’un des plus beaux de l’humanité. S’il y avait une « bible » de la Littérature mondiale, un genre d’arche à réunir les grands animaux poétiques, celui-ci aurait sa place à côté des Psaumes de David, de Rimbaud, de Dante, du Cantique des cantiques, de Beckett, Novarina, Shakespeare, Whitman… en tout cas en première place de ce qu’on veut sauver du « déluge ». « Déluge », « arche », ce sont des aspects du poème qui le rattache à notre époque fatalement récapitulative, où il s’agit de sauver ce qu’on aime. Maïakovski a écrit ce poème entre le 28 décembre 1922 et le 28 février 1923 : époque rude, en période « petite-bourgeoise » de la NEP (Nouvelle Politique Economique), de sa séparation « contractualisée » avec son amoureuse inspiratrice, Lili Brik, dont il partage, perclus de jalousie, la couche, avec, moins son mari, Ossip Brik avec qui Lili a signé un pacte de fidélité spirituelle, qu’un autre de ses amants. Maïakovski sort d’une période intense d’activisme affichiste (l’agence Rosta) et pendant cette période d’isolement poétique, il finalise le premier grand numéro de la revue LEF (Front Gauche des Arts).

Le problème qu’on a avec Maïakovski, c’est son engagement total, son identification circonstancielle à la révolution bolchévique. Ce qui nous empêche de le lire vraiment et d’entrer dans sa substance. Sa substance, c’est de foncer comme un fou dans la situation révolutionnaire –collectiviste– avec l’énergie la plus individualiste qui soit. Dès lors, il s’engouffre dans une mise en crise totale, qui débouchera sur son suicide, un suicide programmé quasiment depuis le début de son déluge poétique. C’est la première et non des moindres des conjonctions avec notre époque, laquelle se caractérise par  un individualisme autodestructeur en bout de course. Bien sûr ça ne recycle en rien la vieille histoire communiste qui n’est qu’une variante tragique de l’appropriation (individuelle/collective) de la terre et du monde par l’homme. Voici aussi une difficulté aujourd’hui : que Maïakovski soit relu de la même manière et porté par les seuls néo-communistes (merci quand même à eux). La deuxième conjonction c’est le futurisme russe dont Maïakovski est un architecte décisif. La vision hypermondialisée du futurisme, la géopoétique qu’elle développe se connecte aisément avec l’ubiquité Internet qui nous fait circuler aujourd’hui (plus paresseusement il est vrai) partout dans le monde et dans nos représentations. Il y a une espèce de toute-puissance internationaliste du communisme libertaire de Maïakovski, mais parce que c’est d’abord un poète de l’amour, cette toute-puissance s’inverse en effondrement du sujet et en sa dérive planétaire. Le personnage Terre comme le personnage Monde sont à tel point protagonistes du poème que ça nous oblige à le lire, prophétie rétrospective, à la lumière de notre conscience actuelle de la limite éco-terrienne que nous outrepassons si dangereusement.

Mais bon, avant tout, « Sur ça », c’est d’abord un grand poème d’amour dans lequel l’autre est « au bout du fil » (tout est histoire de téléphone) et où ce fil est précisément en train de craquer. C’est vraiment impressionnant.

Aux extraits de ce poème exclusif s’agenceront quelques poèmes contemporains ou non, des voix qui lui résistent, par le style, la méthode et la vision, comme Mandelstam, Essenine, Pasternak, des voix féminines telles Anna Akhmatova, Marina Tsvetaieva, des voix de l’obériou, toutes voix qui auront, pour la plupart, fait l’épreuve, tragique, du stalinisme…

Atelier d’écriture à l’ESPE (Université de Rouen) ouverts aux étudiants et enseignants de l’Université

Écrire, c’est regarder, écouter, lire

Dix séances d’atelier d’écriture en relation avec expositions, livres, spectacles, performances, concerts…

En référence à l’idée de Marcel Duchamp, selon laquelle c’est le regardeur qui fait le tableau – idée qui a considérablement infléchi le cours de l’histoire de l’art, l’atelier s’appuiera sur les expériences, les rencontres, les émotions esthétiques des participants. Tantôt autour d’un même objet partagé par tous les participants (une expo, un spectacle…), tantôt à partir de choix individuels.

L’atelier débouchera sur une performance-lecture en public.

 

Le lundi de 16h30 à 19h, à partir d’octobre, à l’ESPE et éventuellement dans des lieux rouennais en fonction des expos et autres objets artistiques.